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Le Transporteur 3
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Le Transporteur 3 Affiche du film Le Transporteur 3
 


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Ciné : 26 novembre 2008

Genre : Action.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Le Transporteur 3

Secret de tournage du film Le Transporteur 3

Jamais deux sans trois

Jason Statham endosse à nouveau le rôle de Franck, après Le Transporteur et le Transporteur 2. Au générique figure toujours François Berléand et un nouveau venu : Robert Knepper (T-Bag de Prison Break). Le scénario est signé Luc Besson, qui produit également le film. Les deux premiers volets de la saga ont réuni 530 mille spectateurs pour l'un et plus d'1 million pour l'autres. Derrière la caméra on retrouve Olivier Mégaton, à qui l'on doit déjà Hitman. Le metteur en scène livre ses impressions sur cette saga : "pour moi, la série se situe entre James Bond et Die Hard, même si sa structure narrative penche plus franchement du côté de la série de John McTiernan : on a affaire à un héros sympathique, naviguant entre humour et sérieux, qui se retrouve régulièrement plongé dans des situations qui le poussent à l’extrême. Avec les moyens qui étaient les nôtres, la logique du Transporteur a réussi à bousculer les Américains, et à prouver que les Français étaient capables de donner naissance à une franchise centrée sur un personnage auquel les gens s’attachent." Le transporteur 3 sort le 26 novembre 2008, et devra faire face à un concurrent sérieux : Quantum of Solace, le nouvel épisode de James Bond qui truste le box-office.

Le tournage aux 4 coins du monde

Marseille : on the road again…
Inimaginable pour les puristes. Et tout aussi inimaginable pour les professionnels du crime, qui comptent bien le remettre sur les rails, de gré ou de force.
Face à un homme de main de la trempe de Johnson (Robert Knepper), c’est par la force que les choses se font : piégé par un bracelet menotte relié à sa voiture, Frank Martin ne peut pas s’éloigner de plus de 50 mètres de son précieux véhicule sous peine d’exploser. Une raison suffisante pour accepter d'aller jusqu'à Odessa livrer un mystérieux colis, et surtout tolérer la présence dans sa voiture d'une non moins mystérieuse jeune femme : la très insouciante Valentina.
« La maturité de ce troisième épisode vient de la réelle mise en danger de Frank », explique le réalisateur Olivier Megaton. « Pour la première fois de sa carrière, il se retrouve confronté à un adversaire redoutable, qui met la barre très haut. Pour la première fois également, il tombe amoureux, et il accepte du coup de se laisser mettre en danger. Tant qu’il n’avait pas d’attaches, Frank se limitait à une mécanique froide. Amoureux, il est beaucoup plus faible, il accepte de s’attendrir, et surtout, il se refuse à laisser Valentina sur le bord de la route pour sauver sa peau. Ce nouvel enjeu apporte une dimension supplémentaire au personnage, et avec ces rapports de force triangulaire, on se retrouve vraiment dans les codes d’un grand film d’action ».

Munich : Statham est dans la place

Si les combats se voient une nouvelle fois réglés par Corey Yuen - ancien collaborateur de Jet Li ou Jackie Chan, il a inauguré sa carrière occidentale avec L'Arme Fatale 4, suivi de X-men, Le Transporteur, Le Transporteur 2 et Le Baiser Mortel Du Dragon - Olivier Megaton avoue un seul objectif : "ne pas refaire une séquence comme on l’a déjà vue dans les quinze films qui font référence. Je cherche toujours à partir de zéro, à imaginer intégralement les scènes que je vais tourner. L’idée est donc de décaler pour aller ailleurs. Par exemple, dans la scène du Garage Otto, même si Jason Statham se bat avec tous les accessoires qui l’entourent, on est loin d’un style à la Jackie Chan".
Cette scène, dans laquelle l’acteur s’offre un superbe « strip-fight », est également l’occasion pour Olivier Megaton de jouer avec le physique de Jason Statham, qui a suivi un régime très strict avant le tournage. "Depuis un an, il a travaillé énormément son physique, et il s’est dessiné un corps exceptionnel. Sa perte de poids s’est aussi répercutée sur son visage, en démultipliant son charisme. Très vite, on a évidemment eu envie de profiter de ce corps d’athlète. L’idée, avec cette scène de strip-tease, était de montrer à Valentina que Frank n’est pas qu’une brute épaisse. En dehors de son caractère bien trempé, il a un corps de rêve, et ce sera sa première arme de séduction dans leur histoire passionnelle. A priori, le public féminin devrait suivre !".
Autre scène de combat extrêmement ludique pour le spectateur : l’affrontement final entre Johnson et Frank, qui voit exploser la relation de défi qu’ils ont entretenue tout au long du film. "Quand je pensais à ce combat », explique Robert Knepper, « il me paraissait essentiel que pour la première fois, on imagine que Frank puisse être tué. Je voyais l’affrontement de deux gladiateurs, avec le bonus d’une chorégraphie signée Corey Yuen, et donc imprégnée de philosophie orientale. Pour avoir fait du Tai-Chi, qui repose sur l’imitation des animaux, je n’arrêtais pas de penser aux mouvements d’une mante religieuse. Nous avons finalement tourné ce combat en deux jours et je n’ai été doublé que pour un mouvement très précis. C’était aussi épuisant que stimulant : je me suis découvert une énergie incroyable, un second souffle qui m’a donné la sensation de me retrouver aux Jeux Olympiques !".

Budapest : passer à la vitesse supérieure
Après l’énorme succès des deux premiers épisodes du film Le Transporteur, ce troisième opus se devait d’élever encore le niveau côté scènes d’action. "Des films comme la trilogie Bourne, ou Domino , sont clairement passés à la vitesse supérieure en termes de niveau d’action. Même avec moins de moyens, il nous fallait coller à ces films pour prouver que nous étions capables, nous aussi, d’aller beaucoup encore plus loin que les deux premiers Transporteur. Et à défaut d’avoir 75 millions d’euros, nous avions des idées !". Tourné entre le 18 février et le 9 juillet 2008 - soit un calendrier très exigeant compte tenu du niveau d’action du film - ce nouvel épisode se caractérise effectivement par une succession ininterrompue de cascades, poursuites et combats, qui ne laissent guère de répit à Frank Martin.
Première arme d’efficacité maximale pour tenir ce rythme soutenu : un story-board extrêmement précis, réalisé par Jonathan Delerue. "Au vu du nombre de scènes d’action que comptait le film, on ne pouvait pas se permettre de perdre du temps une fois sur le plateau, il était donc indispensable que tout soit très clair pour tout le monde. Au bout du compte, tout ce qu’il y a dans le film, on le retrouve dans le story-board original" (Olivier Megaton).
Du côté des cascades, c’est un autre spécialiste du genre qui a apporté sa collaboration au film : Michel Julienne, présent aussi bien au générique des précédents Transporteur que Danny The Dog ou Rush Hour. "Toutes les courses-poursuites en voiture sont donc filmées à vitesse réelle, sans maquette, pour restituer la célérité et l’inertie qui sont celles d’une voiture qui part en tête à queue " Contrairement à la plupart des films d’action contemporains, le recours à la 3D a donc été limité au maximum, l’ensemble des cascades étant réalisées sur le tournage. "C’est là qu’il faut avoir des idées : comment faire sauter la bagnole sur un train sans qu’elle s’écrase ? Comment la faire glisser le long d’un camion ? A chaque jour son défi, avec, le plus souvent, des solutions très originales, qui tiennent compte des impératifs de sécurité. C’est en cela que le tournage s’est révélé aussi ludique" (Olivier Megaton).
La plupart des scènes de poursuite sont elles aussi construites comme des symphonies d’action, qui ont supposé une réelle innovation dans l’utilisation des hélicoptères... mais aussi d’un quad nouveau genre dans les rues de Marseille !

Odessa : de nouveaux visages
Fidèle aux deux premiers épisodes de la franchise, Le Transporteur 3 réunit une nouvelle fois le couple fétiche de la saga, formé par Frank/Jason Statham et Tarconi/François Berléand. Le français de la bande ne cache pas le plaisir pris à renouer avec son comparse anglais - "nous nous tombons dans les bras à chaque fois que nous nous retrouvons"- mais aussi le vrai stress que représente pour lui ce rôle bilingue : "les premiers jours n’ont rien d’une récréation, car je parle très mal la langue de Shakespeare. Or, on ne joue pas de la même façon en anglais et en français : l’accentuation n’a rien à voir, on ne met pas le sens sur les mêmes mots. Du coup, cela m’oblige à travailler avec un coach, et c’est l’un des rares moments au cinéma où j’ai le trac".
A ses côtés, deux nouveaux venus, à commencer par le bad guy de l’affaire, interprété cette fois par Robert Knepper, mondialement connu pour son personnage de T-Bag dans la série Prison Break, et récemment vu au cinéma dans Hitman. Effectivement, pour Robert Knepper, la préparation d’un personnage - physique autant que psychologique - ne doit rien au hasard. "C’est la complexité d’un personnage qui m’intéresse. A l’époque où je prenais des cours de comédie, l’un de mes profs avait l’habitude de dire « on ne joue pas un médecin comme un médecin, pas plus qu’on ne joue un bad guy comme un méchant : le bad guy, on doit le jouer comme un mec bien. Car il trouvera toujours une justification à ses actes. Au fond de lui, il sera toujours persuadé de faire les bons choix». Effectivement, j’imagine mal un type comme Johnson avoir du mal à se regarder dans le miroir, je l’ai au contraire imaginé comme un patriote convaincu, persuadé qu’en faisant ce qu’il fait - en gros, le sale boulot du gouvernement - il aide son pays et le monde. J’ai même imaginé qu’il avait grandi dans une banlieue typique d’une petite ville américaine, persuadé au fond de lui qu’il n’y moisirait pas toute sa vie. Il est probablement diplômé de Yale ou Harvard, il est d’une grande culture et d’une extrême sophistication. De la même façon que j’avais Poutine en tête pour le personnage de Hitman, pour Johnson, je n’arrêtais pas de penser à une photo que j’avais vue représentant un diplo mate américain envoyé par le gouvernement en Irak: à le voir descendre de son avion, on aurait jugé qu’on avait affaire à un businessman! C’est exactement de cette façon que Johnson apparaît dans le film : extrêmement élégant et plus enclin à parler culture qu’à braquer un flingue sur vous".


Enfin Natalya Rudakova, alias Sasha, vient apporter un peu de féminité dans cet univers très masculin. Repérée par Luc Besson alors qu’elle traversait une rue de New York, la jeune femme fait ses débuts au cinéma avec Le Transporteur 3.

Par zoom-Cinema.fr le 26 novembre 2008.

Dernières réactions sur Le Transporteur 3

Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Le Transporteur 3" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Le Transporteur 3.

Ce film a 1 commentaire.


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