Critique du film Les Ames grises (7 / 10)
NOIR, C'EST NOIR
Les âmes grises représentent à plus d'un titre un événement.
Tout d'abord parce
qu'il s'agit de l'avant-dernier rôle de Jacques Villeret avant Les Parrains.
Le trop
rare Jean-Pierre Marielle (Les grands ducs) incarne également à merveille un procureur.
Et
surtout car il s'agit de l'adaptation du best-seller du prix Renaudot 2003, Les âmes
grises.
Philippe Claudel l'auteur, n'a pas hésité à devenir parti prenante de
l'aventure.
Résultat : un long-métrage volontairement sombre et pessimiste.
Une atmosphère glauque. On ne pouvait rêver meilleur cinéaste qu'Yves Angelo pour porter à
l'écran le livre de Philippe Claudel.
Le réalisateur du Colonel Chabert, aidé par
des comédiens à leur apogée, enfonce un peu plus le clou avec de la brume et un jeu habile sur
les clairs-obscurs...
Face à Jean-Pierre Marielle et Jacques Villeret, Denis
Podalydès (Liberté Oléron, Le mystère de la chambre jaune, Le parfum de la dame en noir) se
révèle également aux mieux de sa forme.
Les Âmes grises vire au fil du récit dans
les profondeurs de l'obscurité, pour plonger le spectateur dans un univers d'une noirceur
implacable.
H. Troccaz
Par zoom-Cinema.fr le 28 septembre 2005.


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