Secret de tournage du film Les Ames grises
Yves Angelo, réalisateur des Âmes grises
Avant d'être le réalisateur des Âmes grises, adapté du roman de Philippe Claudel, est
diplômé de l'école Louis Lumière.
Yves Angelo a débuté sa carrière en temps qu'opérateur
puis de la directeur de la photo.
Ces diverses expériences avec des metteurs en scène
aussi prestigieux que Calude Suatet (César et Rolsiae, Les choses de la vie) et Claude Miller lui
permettent enfin de franchir le pas de la réalisation.
Premier film en 1993 aved
déjà une adaptation, Le colonel Chanert où il dirige Fabrice Luchini (Confessions trop intimes,
Beaucmarchais l'insolent, Le coût de la vie) et Gérard Depardieu (36 quai des orfèvres, Cyrano
de Bergerac, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre)
On suivit depuis Pas
d'histoires ! et Voleur de vie.
Jacques Villeret alias le juge Mierck dans Les
âmes grises
Le clown triste parti trop tôt. Malgré de nombreux rôles comiques
(Le dîner de con, La soupe aux choux, Papy fait de la résistance), Jacques Villeret était aussi
un homme triste.
Quand les rôles hilarants déteignent sur l'image d'un comédien...
Flashback.
Naissance en Indre et Loire de Jacques Villeret, le 6 février 1951,
dans le commune de Loches.
Après voir suivit les cours du Conservatoire de Tours,
il ne voit qu'une seule solution de faire carrière : monter dans la capitale.
Un
voyage qu'il effectue en 1969, à tout juste 18 ans donc il quitte le cocon familial.
Désireux de se perfectionner, il passe et réussit avec brio le concours du
Conservatoire National d'Art Dramatique.
Trois ans plus tard, il effectue ses
premières armes dans diverses pièces comme "Les fourberies de Scapin" et "Jean Baptiste Poquelin
Molière.
La même année, il fait également ses débuts au cinéma dans R.A.S d'Yves
Boisset.
1974, rencontre décisive avec Claude Lelouch (La vie de château, Edith et
Marcel, Un homme et une femme, vingt ans déjà, Itinéraire d'un enfant gâté, Tout ça... pour ça
!, Les misérables, Hommes femmes mode d'emploi, Hasards ou coïncidences)
Le
réalisateur d'Itinéraire d'un enfant gâté en fait un de ses acteurs préféré.
Plusieurs collaborations s'ensuivront comme Le bon et les méchants, Robert et Robert.
Une composition très convaincante, qui lui permet d'obtenir la reconnaissance de la profession
: César du Meilleur second rôle masculin.
Virage à 180 degré la décennie suivante
avec bon nombre de comédies comme Bête mais discipliné de Claude Zidi.
Et surtout le culte
La soupe aux choux, où il incarne un extraterrestre et donne la réplique à Louis de Funès (La
grande vadrouille, Rabbi Jacob, Le corniaud).
Immense succès public.
Toujours dans le même registre, il fait rire aux éclats les spectateurs dans le rôle d'un nazi
maladroit dans Papy fait de la résistance ou encore en temps qu'inspecteur du services
d'hygiène de Black micmac.
Mais ses premiers amours lui manquent : il décide un
temps de délaisser le septième pour retourner au théâtre.
Bien lui en prend.
Sa
composition dans le monologue "La contrebasse" de Patrick Süskind, force l'admiration.
On
y voit le héros fulminer contre cet instrument trop encombrant, qui freine son ascension sociale
et l'empêche d'avoir toute vie sexuelle.
Ces prestations au cinéma ne sont hélas
pas aussi convaincantes, à l'image de Mookie aux côtés d'Eric Cantona.
Il retrouvera
d'ailleurs ce dernier la même année, dans le nettement plus recommandable et bucolique Les
enfants du Marais.
Homme fidèle et généreux il tournera également avec Jean
Becker
deux autres films : Un crime au paradis, remake avec Josiane Balasko et Effroyables jardins,
adaptation d'un best-seller, avec André Dussolier (Tanguy, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain,
On connaît la chanson) et Thierry Lhermitte (Les bronzés, Les bronzés font du ski, le Père Noël
est une ordure, Un indien dans la ville, Le prince du Pacifique, Une affaire privée).
L'acteur de la troupe du Splendid devient son partenaire dans
Le dîner de
cons.
10 million d'entrées pour le long-métrage de Francis Veber (le placard, La jaguar,
La chèvre) qui adapte avec un talent certain la pièce de théâtre à succès.
Jacques
Villeret y atteint son apogée dans le rôle-titre, avec des répliques hilarantes, des quiproquos
et autres situations cocasses (le message sur le répondeur ...)
Sa bonne bouille
et sa gentillesse naturelle font également merveille dans Malabar Princess de Gilles Legrand avec
Michèle Laroque.
Un long-métrage de qualité pour public familial, à l'instar de
l'adaptation du roman d'Hervé Bazin "Vipère au poing " par Philippe de Broca, avec Jules
Sitruck (Moi César) et Catherine Frot (Chaos, Un air de famille, La dilettante)
Avant de séduire les plus jeunes dans Iznogoud de Patrick Braoudé avec Magloire (Le
morning live), Michael Youn (La beuze, Les dix commandements) ainsi que Kad et Olivier.
Disparu trop tôt, Jacques Villeret restera à jamais comme un des acteurs préférés des
français, même si ces derniers n'ont pas forcément perçu son inhérente tristesse...
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 28 septembre 2005.


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