Il faut sauver le soldat Owen (7 / 10)
Film d'anticipation qui rappelle 28 jours plus tard et Minority Report, Les fils de l'homme déroule dans un monde post apocalyptique une traversée d'un ghetto immigré en guerre, une fin optimiste et un peu bateau, et un bon lot de morts durant la course. L'image est froide, le design convaincant, mais on est un peu déçu, espérant plus de cet univers imaginatif, et le film passe très vite, axé sur ses coups d'action violents pour frapper le spectateur, bien que tout le contraste joue bien sur là dessus. Evidemment, pléthore d'allusions christiques durant l'histoire, mais elles ne nuisent pas trop à la narration et au scénario. Cela demeure bien troussé, mais pas assez pour que ce soit un grand film.
En fait, on ne sais pas trop où veut nous mener le réalisateur, ni même le pourquoi d'une telle société futuriste, comment elle a pu en arriver là. Le reste n'est que des clichés sur les réfugiés (dont on se demande pourquoi ils sont tant haïs), la stérilité mondiale (qui semble être l'apanage des femmes) dont une passe au travers, on ne sait pas trop comment... Quant à Clive Owen qui semble invincible durant tout le film (ce qui tient du miracle au vu du nombre de balles tirées), il ne sait pas trop ce qu'il fait là, et c'est ce qui rend le film comique au début, mais le colosse change pourtant vite d'idée, prêt à donner sa vie sans trop y croire. La fin est horriblement prévisible, et il n'y a malgré la référence du renouveau sacré, pas plus d'espoir qu'au début... Il aurait fallu développer le film sur deux ou trois heures, avec une partie sur la mère et l'enfant "sauvés", mais comment tenir en haleine trois heures un spectateur sur un film qui, déja en une heure et demi, est juste "sympathique" ?
Par Laurent B. le 12 mai 2010.


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