Critique du film Leur morale... et la nôtre (4 / 10)
AFFREUX, SALES ET MECHANTS
Florence Quentin surfe allégrement sur le même registre qu’Etienne Chatilliez. Le talent en moins. Dans la lignée des Groseilles de La vie est un long fleuve tranquille, la réalisatrice créée deux personnages bêtes et méchants. On pense également aux Bidochon, pour la description d’une France repliée sur elle-même, raciste et pingre. L’idée en soi aurait pû aboutir à une comédie drôle, en jouant à fond la carte de la caricature. La déception n’en est que plus grande. Gags éculés, une intrigue mince comme un ticket de métro, des rebondissements tirés pas les cheveux. On ne vous parle pas de l’épilogue, un sommet de grand n’importe quoi. Après Olé !, la réalisatrice tire vers le bas la comédie française. On est bien loin de la créativité de La personne aux deux personnes, long-métrage loin d’être parfait mais qui présentait l’avantage au moins d’explorer des territoires inconnus et peu empruntés jusque là par le cinéma hexagonal. Dommage pour André Dussolier, qui par sa classe naturelle et son bagoût, nous gratifie tout de même de quelques répliques bien senties ("Y a quand même pas d'quoi s'passer la rate au court-bouillon !")
Par zoom-Cinema.fr le 27 août 2008.


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