Critique du film Panic Room (7 / 10)
DANS LA CHAMBRE FORTE, PERSONNE NE VOUS ENTENDRA CRIER
Après les excitants "Fight Club" et "Seven", on attendait avec impatience le nouveau film de David Fincher.
Ce dernier n'a désormais plus besoin de prouver sa virtuosité : le générique est des plus prometteurs. Un des plus beaux qu'il nous ait été donné de voir ces dernières années. Les noms s'affichent en relief le long d'immeubles de New York (non il n'y a pas les Twins.).
Grâce aux effets d'ombres et de lumières, on a vraiment l'impression que ce sont des panneaux bien réels. Tous les acteurs, producteurs et consorts défilent ainsi, accrochés aux façades.
Puis le spectateur rentre très vite dans l'action à proprement parler. Meg (Jodie Foster) est à la recherche d'un logement pour elle et sa fille. Elles visitent donc un petit pavillon sympathique de quatre étages en plein Manhattan.
Meg hésite quand même : la surface fait d'après des estimations à vue de nez et sur grand écran, environ 500 m². Mais l'amie qui l'accompagne lui rappelle que c'est son futur ex-mari qui paie donc pourquoi se priver ? Or cette maison, en plus d'être de toute beauté, comporte une "panic room".
Une chambre forte dans laquelle tout le nécessaire est réuni pour vivre plusieurs jours, retranché dans des murs de béton armé et acier. Tout va donc pour le mieux dans la plus belle des demeures. Pas de chance, dès la première nuit, un trio de braqueurs s'introduit en douce. Paniquées (réaction normale face à trois inconnus patibulaires) les deux femmes s'enferment dans la Panic room afin de finir leur nuit pendant que les voleurs accomplissent leur travail. Malheureusement il y a un problème, sinon ce serait trop beau.
Le léger souci de ces dames, qui est également celui des voleurs est que le but de leur recherche se trouve. dans la fameuse Panic room.
Le film se structure comme une suite d'action-réaction : les braqueurs essayent d'entrer (ou de faire sortir les prisonnières) et ces dernières contrecarrent leurs plans. Puis on inverse les rôles et on recommence. Le fonctionnement est donc assez classique mais très bien filmé. Les effets spéciaux sont magnifiques et sans surenchère, fait pour le moins agréable.
"Panic Room" se révèle être un thriller très agréable à suivre, les acteurs se révèlet en totalemnt adéquation avec Fincher, virtuose de la caméra, cette dernière virevoltant avec grâce dans la maison.
L'ambiance est suffisamment pesante, même si certains détails viennent agacer : pourquoi faut-il toujours que les héros (en l'occurrence héroïnes) aient des handicaps ?
Par exemple essayez de deviner quel peut être celui de Meg, sachant qu'elle va se faire enfermer dans un pièce exiguë et sans ouverture...Il manque à l'ensemble la touche d'originalité qui avaient fait la singularité de "Seven" et "Fight Club", films autrement plus révolutionnaires d'un point de vue narratif et stimulants pour l'intellect.
Les ressorts et l'épilogue de ce film de commande ne permettent pas hélas, de le démarquer franchement des autres productions.
Reste un exercice de style très bien réalisé, un moment divertissant et agréable à suivre mais qui ne restera pas dans les annales comme les deux précédents opus du maître. En attendant un film autrement plus subversif
Par zoom-Cinema.fr le 24 avril 2002.


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