Critique du film The Majestic (5 / 10)
THE CARREYSTIC
A l'origine de The Majestic figure la même équipe que celle de La ligne verte. De sérieuses références donc. A l'instar de son précédent film, le réalisateur livre ici un film simple et ampli de nostalgie, mettant à l'honneur l'époque regrettée où le spectateur était envoûté par le septième art, dans une ambiance propice à la nostalgie : vieux décors, vieilles affiches. Et s'inscrit par ailleurs dans un cadre politique délicat : lí'poque de la "chasse aux sorcières" de McCarthy, comprenez la chasse aux communistes. Dans le rôle principal, Jim Carrey prouve après The truman show tout son potentiel d'un strict point de vue dramatique, à mille lieux des rôles de clown grimacier qui líont fait connaître. Espérons qu'il renouvellera à l'avenir ce genre de performance fort appréciable. A ses côtés, Martin Landau, dans le rôle d'Harry Trimble, s'avère profondément émouvant et attachant. Sa prestation, discrète et sans accrocs, apporte un peu d'efficacité à ce film qui en manque singulièrement. Si la profondeur de certaines scènes (la réconciliation, la tirade du tribunal qui paraît un peu légère) a été sacrifié au prix de longueurs inutiles, le spectateur sera à coup sûr touché par cette histoire qui fleurte avec le réalisme, sans pour autant tomber dans le pathétique. On regrettera alors d'autant plus ces mêmes longueurs qui viennent plomber un scénario plutôt efficace.Par zoom-Cinema.fr le 8 mai 2002.


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