Je préfère qu'on reste amis (7 / 10)
Le coup de génie des producteurs du film The social Network est d’avoir confié la mise en scène du long-métrage à David Fincher, cinéaste malin et chevronné.
La séquence d'ouverture demeure à ce titre un modèle du genre, avec ses dialogues à la mitraillette.
Le cinéaste cale sa mise en scène au même rythme que le tempo accéléré de l'économie de la grande toile mondiale.
Le réalisateur s’appuie sur un scénario solide d'Aaron Sorkin. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître.
Au lieu de réaliser un film choral, David Fincher propose d’emblée un postulat intéressant en opposant trois personnages charismatiques et à l’égo démesuré. Le réalisateur pointe les défauts de Mark Zuckerberg, colosse aux pieds d'argiles. Ses failles, sa paranoïa, son arrivisme qui n'est pas sans évoquer d'Howard Hughues (Aviator).
Brillant, le cinéaste ne fait pas pour autant étalage de son savoir-faire, excepté quelques jolies idées de mise en scène : la bouteille de bière jetée en pleine figure, et surtout la séquence d'aviron, qui frôle le génie en mariant musique et gros plans.
Bien loin du film de commande, The social Network demeure captivant de bout en bout.
Par Hervé le 7 October 2010.
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