Critique du film Austin Powers dans Goldmember (7 / 10)
MEURS DE RIRE AUJOURD'HUI
Les temps sont durs pour les agents secrets. Certains font appel aux minets en vogue à Hollywood (Matt Damon dans La Mémoire dans la peau, Ben Affleck dans La Somme de toutes les peurs), d'autres déroulent tranquillement sans se faire trop d'illusion sur leur pouvoir d'attraction (My-name-is-Bond, James Bond, devenu presque aussi parodique qu'un épisode des "Y a-t-il..."). Et puis il y a Austin. Austin qui se fout bien de tout cela puisqu'il fait ce qu'il veut, se moque de tout le monde en fonçant sans le moindre scrupule dans le n'importe quoi. Au moins, c'est drôle. A l'échelle de ce qu'il convient désormais d'appeler une trilogie (comme Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, enfin bref, quelle préciosité), ce Goldmember représente une forme d'aboutissement après la transition que constituait L'espion qui m'a tirée. L'heure est donc à la parodie tout azimuts (Mission : Impossible 2, Matrix, Hannibal, Harry Potter, les films de prison) là où le deuxième volet y allait chichement (les clins d'oeil à Star Wars, bof). Par contre, mieux vaut être indulgent sur la créativité des gags. Le principe étant en effet de ressortir tous les gags des épisodes précédents en y ajoutant quelques légères variations. Rapidement, le jeu consiste à deviner en un nombre de plans minimum quel va être le prochain gag (le Dr.Denfer qui fait du rap, les quiproquos avec les ombres chinoises, les cris de Mein Frau). Mike Myers semble avoir tendance à s'endormir sur ses lauriers en or massif, à moins que ce ne soit le comique de répétition. Un peu des deux, à mon humble avis. De fait, le rythme pourra paraître faiblard passé un générique d'ouverture particulièrement tonitruant. D'où vient le rire, alors ?Et bien figurez-vous que Mike Myers s'affirme comme l'acteur comique de sa génération. Son quadruple numéro est tout bonnement irrésistible. Trop sans doute. A côté d'une bête d'écran pareille, Beyoncé Knowles est réduite à la figuration décorative (ce qu'elle fait fort bien, d'ailleurs) et Michael Caine n'a pas dû passer plus de trois jours sur le plateau. Même Austin s'efface naturellement derrière les trois méchants. Mais bon, l'automne revient, la pluie et les dimanches déprimants aussi?. Ne cherchez pas plus loin, Goldmember est le remède idéal.
Par zoom-Cinema.fr le 23 octobre 2002.


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