Critique du film Bienvenue à Collinwood (4 / 10)
BASIL'S ELEVEN
"Ce film est nul ; c'est un désastre. Normal, c'est un documentaire !"
Assurément, le producteur Steven Soderberg semble avoir une inquiétante propension au cambriolage et au braquage organisé. Plutôt curieux. Mais là n'est pas l'important. Hormis l'apparition éclair de Mister George Clooney, l'intérêt de "Welcome to Collinwood" réside sans conteste en ses réalisateurs, les frères Russo, qui nous offrent ici la preuve qu'ils ont un avenir prometteur. Tout simplement hallucinant. Etonnant. Palpitant. Autant de qualificatifs qui reviennent comme un leitmotiv depuis le générique de fin. La finesse et la précision dont ont fait preuve les frères Russo dans l'établissement du scénario tient presque du génie tant on pense avoir à faire avec un ancien des studios. Un humour décapant utilisé à bon escient, des situations drôles mais pas ridicules, des rebondissements bien calculés et insoupçonnables. Avec une base telle que celle ci, le jeu des acteurs n'en est que plus mis en valeur. William H.Macy, qui avait déjà été nominé aux Oscars pour son rôle dans "Fargo" (des frères Coen) est parfait dans le rôle de Riley. Mystérieux, drôle. Presque attendrissant avec son bébé dans les bras. Et Sam Rockwell, joue un Pero aux vagues airs de Johnny Depp, un peu paumé, séduisant, drôle et malin. Les frères Russo se sont astucieusement inspiré sur le plan scénique (et un peu plus) d'ouvres anciennes comme "I Soliti Ignoti". Certaines scènes rappellent aussi les années 80, tant au niveau des décors et des costumes que de l'image en elle même. La bande originale n'a une importance que minime. Seul détail, la chanson qui ouvre et ferme le bal : "It's wonderful" de Pablo Conte. Bref, George Clooney habillé en rabbin, un personnage qui s'habille à la mode de Fame, et des pseudos bandits qui tous rivalisent d'ingéniosité : "Welcome to Collinwood" est purement drôle. D'ailleurs, on en rit encore après que les lumières se soient rallumées. Un réel moment de bonne humeur.
Par zoom-Cinema.fr le 4 décembre 2002.


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