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Che - L'Argentin
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Che - L'Argentin Affiche du film Che - L'Argentin
 


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Ciné : 7 janvier 2009

Genre : Biopic.
Nationalité : Américain

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Secret de tournage du film Che - L'Argentin

Secret de tournage du film Che - L'Argentin

Un nouveau biopic

Les biopics sont à la mode depuis La Môme. Depuis, nous avons eu droit notamment à Sagan et Mesrine. Comme Jean-François RichetSteven Soderbergh a opté pour un diptyque. Le deuxième volet, Che : Guerilla, sortira Dans le rôle-titre Benicio del Toro que  Steven Soderbergh avait déjà dirigé dans Traffic. A ses côtés, Julia Ormond et Demian Bechir. A noter que le charismatique Che Guverra avait déjà fait l'objet d'un film : Carnets de voyage. Le film se concentrait sur la jeunesse de ce personnage devenu culte. Che : l'argentin sort en début d'année 2009. Principal concurrent : le phénomène Twilight.

Prototype


Laura Bickford : "sans  Steven Soderbergh, je doute que nous aurions pu faire ces deux films avec un tel budget. L’ensemble de l’équipe a dû travailler à un rythme intensif et s’accommoder d’une pression permanente."
Steven Soderbergh avait décidé dès le départ de tourner en lumière naturelle avec un minimum de projecteurs. Il put bénéficier, in extremis, d’un tout nouveau prototype de caméra numérique à haute performance : la RED, qui donne une image digne du 35 mm et se distingue par sa flexibilité, sa fonctionnalité et sa légèreté (4,5 kg).
"Découvrir la RED, c’est comme entendre les Beatles pour la première fois !", dit le réalisateur. "la RED voit comme moi. J’espère savoir un jour comment on a réussi à faire un outil aussi avancé, aussi organique, aussi remarquablement adapté au plus naturel des phénomènes – la lumière. Pour l’heure, je suis ravi de l’avoir eu sous la main, car elle a vraiment amélioré le film."

7 ans de recherche

"Jouer le Che a représenté un processus bien particulier et très différent de mes autres rôles", reconnaît  Benicio del Toro , principal interprète ainsi que producteur du film. "S’agissant d’un personnage historique, il fallait partir de l’homme et de ses écrits. Cela nous a conduits à étudier pendant sept ans ce que d’autres ont dit à son sujet. Parallèlement à ces lectures, je suis périodiquement revenu aux propres textes de Guevara."
Laura Bickford : "au cours de ces sept années, nous sommes allés à Cuba, en Bolivie, à Paris, à Miami et dans tous les lieux où des gens de divers horizons politiques avaient quelque chose d’intéressant à nous dire. J’ai été frappée par cette abondance de témoignages sur la révolution cubaine et par la masse des écrits et photos qu’elle a engendrée. Les rebelles ont vraiment couvert le sujet ! Trois hommes qui ont côtoyé le Che durant la Révolution et l’on suivi en Bolivie sont encore en vie : Pombo, Urbano et Benigno. Tous trois figurent dans CHE. Nous les avons interrogés séparément et avons occasionnellement réuni Pombo et Urbano pour qu’ils nous parlent de ce qui leur était arrivé à Cuba et en Bolivie. Urbano a été notre conseiller technique en Espagne. Il a été pour nous et les acteurs une irremplaçable référence, un lien vivant avec le passé. Mais on pourrait lui consacrer un film entier ainsi qu’à chacun de ces hommes. Les acteurs avaient des questions très pointues – sur la façon dont ils maniaient les armes dans tel ou tel contexte, dont ils se déployaient dans la jungle, dont ils allaient d’un point à l’autre. Par ailleurs, nous avons couvert tout l’éventail politique, et illustrée au travers d’un personnage chacune des perspectives sur le problème."

Notes d'intention


Le réalisateur Steven Soderbergh précise ses intentions : "j’ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d’aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu’entraîne la mise en application d’une vision politique de grande envergure. J’avais envie d’illustrer en détail les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d’une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d’autres hommes. Le Che ne l’aurait sans doute jamais admis, mais le style compte. Il compte assurément dans un film, et il est un élément crucial dans la compréhension de ces deux films. Le Che : 1ère Partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C’est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l’impérialisme et pour tous les pays d’Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des États-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en Cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l’issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé. Mais combien sommes-nous à connaître le pourquoi, le comment et les acteurs de la Révolution Cubaine ? Le Che : 2ème Partie est une fuite en avant au fond d’un cul-de-sac idéologique. Son style visuel nous indique que tout peut y arriver à tout moment. La fin reste imprévisible, et lorsqu’elle survient, on doit encore se demander si l’épilogue de cette histoire n’est pas le prologue d’une autre."

Par zoom-Cinema.fr le 7 janvier 2009.

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