Divine Idylle (8 / 10)
Diva fait parti de ces films-cultes des années 80, annonciateur de l’arrivée d’une nouvelle génération de cinéastes après La nouvelle Vague. A ce titre, on notera de nombreuses similitudes entre le long-métrage de Jean-Jacques Beineix et Subway Un parallèle évident peut-être dressé entre la scène de la course-poursuite dans le métro de Diva et le film de Luc Besson. Paris y tient également une place prépondérante, comme dans Le dernier combat. Le film mélange tous les genres, du romantisme le plus pur au polar. Comme tous les bons films, il fait rencontrer deux univers que tout oppose en apparence, ici le postier et la cantatrice inaccessible. Une grande tradition dans le septième art. Le cinéaste reste à ce titre dans la veine de La Grande Vadrouille (le peintre et le chef d’orchestre), Coup de foudre à Notting Hill (la star et le libraire) ou encore Le hérisson (la concierge et l’homme de lettre). Reflet d’une époque, Diva demeure un film divin, qui vaut aussi pour sa pléiade de seconds rôles truculents, de Gérard Darmon à Dominique Pinon.
Par Hervé le 17 août 2009.
