Critique du film Edward aux mains d'argent (7 / 10)
LA BELLE ET LA BÊTE
Tim Burton a toujours affectionné les personnages exclus de la société, en marge. De Bruce Wayne-Batman. A Willy Wonka. Sans oublier Ed Wood. Déjà Edward aux mains d'argent, un des premiers films du cinéaste américain, laissait augurer d?un tel penchant, une telle affection du réalisateur pour les laissés pour compte. Un conte de fées des temps modernes, où les effets spéciaux demeurent au service du rêve éveillé conçu par le metteur en scène. Un hommage à peine voilé aux créatures à la Frankenstein.
Paradoxalement, Tim Burton filme un héros dont les outils ciselés se révèleront moins tranchants que la méchanté des habitants. Fort heureusement, Edward avec le personnage de la représentante en produits de beauté (Winona Ryder) le réconfort qu?il n'obtient ailleurs. Le réalisateur trouve en Johnny Deep un double évident. Les deux hommes ne cesseront de se croiser par la suite, pour accoucher d'autres oeuvres tout aussi passionnantes les unes que les autres.
Par zoom-Cinema.fr le 10 avril 1991.

Soyez le premier à commenter ce film !