Critique du film La Bostella (4 / 10)
LA BAERIZINA
Après avoir joué le trublion dans Nulle part ailleurs sur Canal plus, Edouard Baer passe à la réalisation cinématographique. Comme certains de ses confrères comiques de la chaîne cryptée qui ont sauté du petit au grand écran, tel Michael Keal, il se borne à reprendre son personnage sans l'étoffer. Edouard Baer n'innove pas et se contente de jouer sur son acquis télévisé. Et son personnage, certes drôle, ne tient pas la durée d'un long-métrage. Tout comme la danse en deux mouvement (gai/triste) qui donne son titre, le film utilise deux registres, le comique et la réflexion. Edouard Baer glisse quelques pensées sur l'humour (peut-on être un professionnel du rire ?), l'amitié et le quotidien d'une bande de copains au travail. Un cruel constat : malgré leurs affinités, les comiques ne se supportent guère les uns les autres. L'amuseur cathodique écorche même quelques professions au passage dont les médecins et les politiques. Le fantaisiste n'a pas donné suffisamment de consistance à son personnage, ni tenté de changer d'univers puisqu'il s'est limiter à travailler avec ses complices habituels. Sa bande, sa famille. Les moments drôles voir loufoques ne manquent pas (le poulet rabbin, la productrice naïve), mais La Bostella empile les sketchs sans surprendre. Un jeu familial plus qu'une oeuvre cinéma, qui manque profondément d'originalité.
Par zoom-Cinema.fr le 1 January 1999.
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