Critique du film La Clef (7 / 10)
JE REGLE MON PAS SUR LE PAS DE MON PERE
Bonne nouvelle : Guillaume Nicloux est de retour après ses égarements avec l’adaptation inaboutie du roman de Jean-Christophe Grangé, Le concile de Pierre. e cinéaste retrouve l’univers glauque et oppressant, sa marque de fabrique après Cette femme-là et Une affaire privée. Dans la droite lignée de ses deux polars, La clef offre l’occasion au réalisateur d’explorer un peu plus sa thématique chérie de la parenté, la face sombre des personnages. Le climat paranoïaque fait son effet, entretenu par une mise en scène soignée, caméra à l’épaule et objectif unique. Comme dans bon nombre de films noirs à la française, le long-métrage offre au héros principal (Guillaume Canet, épatant) autant une quête personnelle qu’un chemin intime qui le poussera à changer, évoluer. En ce sens, La clef apparaît comme une antithèse de Cette femme-là, par sa propension à dégager les failles des protagonistes et la moindre parcelle d’humanité.
Par zoom-Cinema.fr le 19 décembre 2007.


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