Critique du film La mauvaise education (5 / 10)
AMOURS CHIENNES
La mauvaise éducation, film le plus personnel d'Almodovar ? Si tel est le cas, alors le spectateur a de quoi s'interroger sur son degré de perversion, qui ne diffère point du personnage du prêtre. On connaissait l'affection du réalisateur pour les androgynes et autres transsexuels. Une marque de fabrique, un univers propre qui nous avait jusque là séduit par sa sensibilité du regard. D'où un certain étonnement sur ces gros plans bien plus que suggestifs sur des actes sexuels dignes d'un film porno. Le cinéaste nous avait habitué à plus de subtilité et de suggestion. Un travers d'autant plus dommage et choquant qu'il dessert son sujet. Et que par endroits, le réalisateur fait preuve d'un talent certain de mise en scène (la partie de foot). La mauvaise éducation, malgré l'interprétation remarquable de Gabriel Garcia Bernal, apparaît comme un film foncièrement grossier et une déception de la part d'un metteur en scène qui nous avait habitué à plus de finesse.
Par zoom-Cinema.fr le 12 mai 2004.


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