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Largo Winch
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Largo Winch Affiche du film Largo Winch
 


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Ciné : 17 décembre 2008

Genre : Action.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Largo Winch

Secret de tournage du film Largo Winch

Tomer Sisley est Largo Winch

Largo Winch est l'un des films évènements de la fin de l'année 2008. Le long-métrage sort le 17 décembre, et pourrait connaitre un joli succès en salle : les adolescents en vacances de Noël, les adultes adeptes de la bande-dessinée. Quel que soit le nombre d'entrées de ce premier opus, un deuxième volet est déjà en production : Largo Winch 2. Dans le rôle-titre : le comique Tomer Sisley, pour la première fois en tête d'affiche. A ses côtés, des comédiens davantage habitués aux films d'auteurs qu'aux grosses productions : Gilbert Melki, Anne Consigny, Kristin Scott Thomas. Le long-métrage est précédé de critiques enthousiastes.

De la BD au cinéma

Largo Winch est l’un des héros les plus populaires de la bande dessinée francophone. Les centaines de milliers de fans des nombreux pays où les albums sont traduits vont enfin découvrir ce jeune homme au destin unique sous un autre regard, dans une dimension inédite et dans le respect de l’esprit de l’œuvre de Jean Van Hamme. Que ceux qui n’ont jamais entendu parler de lui se rassurent : ils vont découvrir d’un seul coup une histoire où l’action, l’aventure et l’émotion s’allient pour nous emmener au sommet de l’économie mondiale,dans les arcanes d’un incroyable destin humain et financier...Entre secrets de son enfance et spectaculaires aventures aux quatre coins du globe, il est temps pour Largo de vivre sa toute première aventure sur grand écran. Avant de faire son apparition sur le grand écran, le fameux dessin-animé Largo Winch a fait un petit tour par la télévision. Adapté à un format de série, Largo Winch était diffusé sur M6 et mettait en vedette l'acteur italien Paolo Seganti.

Le tournage

Jérôme Salle raconte : "nous avons tourné pendant 86 jours, du 20 août 2007 au 15 janvier 2008. Nous avons filmé à Malte, en Sicile, à Hong Kong, à Macao et en France pour quelques intérieurs en studio. Pour moi, la première journée est très importante car je crois qu’elle donne le ton, le rythme du tournage. C’est là que l’équipe se met en place. C’est pour ça que j’aime bien démarrer par une journée très chargée. Pour ce premier jour, nous avions deux scènes dans deux décors différents à Malte, dont l’un avec une quarantaine d’enfants. Tout s’est parfaitement bien passé et du coup...les 80 et quelques jours qui ont suivi aussi. Quant à Tomer, sa première scène importante était entièrement en serbo-croate. Il savait que tout le monde l’attendait au tournant et il a été parfait du début à la fin.Il a su gagner le respect de toute l’équipe - un élément essentiel pour le rôle principal d’un film aussi long et difficile. Le travail sur le plateau s’est toujours fait dans une bonne ambiance. J’essaie de m’entourer de techniciens qui sont non seulement bons mais qui sont aussi des gens bien. Au fond, mon premier boulot, sans doute le plus important, c’est de choisir les gens qui se trouvent sur le plateau, acteurs et techniciens."

Nathalie Gastaldo : "sur un projet de cette ampleur, le vrai défi de production est de tenir la distance en évitant tout ce qui peut déstabiliser la production. Un tournage aussi long avec une telle variété de situations et de décors peut se révéler plein d’aléas. Nous avions deux équipes quasiment en permanence. Il fallait aussi s’adapter aux contraintes locales, aux habitudes de travail, aux variations climatiques. Jérôme Salle et toute l’équipe ont sans cesse dû faire preuve de souplesse, sans jamais perdre de vue le fil, l’intrigue et l’évolution humaine des personnages. Contrairement à un simple thriller d’action, les personnages ne sont ni des caricatures, ni des clichés."

Jérôme Salle
: "je n’utilise un story-board que pour les séquences très techniques.Pour les séquences de jeu, j’ai toujours l’impression que cela tuerait l’énergie et la spontanéité. Les cascades demandent un énorme travail de préparation technique, très long, très minutieux. J’aime en tourner de temps en temps, mais je serais incapable de faire un pur film d’action. D’ailleurs, il me semble qu’avec le temps, j’ai de plus en plus d’intérêt pour le travail avec les acteurs, pour l’émotion qui s’en dégage. Le tournage en lui-même était une aventure humaine. J’espère que cela se ressentira dans le film. On ne passe pas six mois ensemble à travers le monde sans que cela ne laisse des traces! Sur un film, voir tous ces corps de métier tellement différent travailler ensemble m’a toujours ému. Le tournage à Malte s’est bien passé. C’était une bonne mise en route. Travailler en Sicile avec deux équipes qui tournent en même temps a été plus dur. On a l’impression de faire deux journées en une. A près cela,nous redoutions le pire pour le tournage à Hong Kong mais il s’est bien passé. Nous avons découvert la « Hong Kong Way », une façon de filmer propre à la ville que j’ai trouvée aussi stimulante que rafraîchissante. Là-bas, aucune autorisation de tournage dans le centre-ville n’est possible. Tout va si vite, que bloquer une route, un hall ou encore pire, un aéroport est impossible. Il faut donc se débrouiller en jouant à cache-cache avec les vigiles et la police. Il y a quelque chose d’assez paradoxal et de très réjouissant à travailler sur une production de cette importance et à se retrouver à voler des plans ! Les camions de matériel tournent en permanence dans le quartier et lorsque nous avons besoin de quelque chose, on les contacte par radio, ils s’arrêtent, on se sert et ils repartent ! Nous avons ainsi fait sans aucune autorisation des cascades sur les passerelles du quartier central, des courses-poursuites à pied. On a même filmé de cette manière un crash de quatre voitures sur une route, dont une Rolls Royce !
Pour une petite scène que nous avons tournée dans l’aéroport de Hong Kong avec Tomer, nous faisions semblant de ne pas nous connaître, la petite caméra était camouflée en bagage à roulettes. Tomer jouait au milieu des vrais passagers, l’ingénieur du son était un peu plus loin, son Nagra posé sur un chariot à bagages, et coiffeurs et maquilleurs étaient assis dans un café... Ces difficultés donnent à l’équipe une énergie que j’espère l’on retrouve dans le film. Il y a eu des moments difficiles sur certaines cascades. Nous avions à filmer une bagarre, une course-poursuite en moto, une fusillade dans une prison et une évasion en 4 X 4 qui se termine par un double tonneau en percutant un poids lourd. Nous avons aussi tourné un saut dans le vide, un autre combat dans un monastère, une course-poursuite à Hong Kong en voiture et à pied, suivie par l’affrontement final au sommet d’un building... C’était donc un tournage à risques. Mais je crois que le plus dur était de tenir sur la longueur. J’ai eu la chance de travailler avec une équipe qui a su répondre à toutes les exigences qu’un tel tournage a su susciter. Je me souviens de ces deux figurants brésiliens – des jumeaux fans de films de kung fu, qui ont vendu leur voiture pour acheter leur billet d’avion et venir tourner avec nous à Hong Kong ! Leur salaire leur a permis de vivre pendant le tournage et ils espéraient en conserver suffisamment pour racheter une voiture à leur retour chez eux. Réaliser un film comme celui-ci est un rêve d’enfant. C’est un moment important de ma vie. Un long moment, puisqu’il a nécessité beaucoup de travail pendant près de trois ans. Je l’ai fait avec une très grande sincérité. Il ressemble à ce que j’espérais. C’est à la fois un film de divertissement, avec de l’action, des voyages, de nombreux décors, mais aussi un conte avec le parcours de ce personnage auquel tous peuvent s’identifier, par ses rapports avec le père, la difficulté de devenir soi-même. Pour moi, c’est un film populaire, au sens noble du terme."

L'univers visuel


Jérôme Salle
précise : "le film est un mélange de conte et de thriller. Deux époques et différents univers s’enchevêtrent : le monde de l’enfance - un paradis perdu au bord de la mer - et la partie contemporaine, le monde adulte. Chacun a été filmé de manière un peu différente. Le rythme était lent pour les récits d’enfance et accéléré pour la partie thriller. Le style de Largo Winch est assez différent de celui d’Anthony Zimmer, mon premier film, qui était un exercice de style plus formel. Sur Anthony Zimmer je tournais avec une seule caméra et j’arrivais tous les matins sur le plateau avec un découpage précis en tête que je respectais assez scrupuleusement. Pour Largo Winch, la grammaire était différente puisque je voulais un rythme beaucoup plus enlevé. Concrètement, je tournais aussi avec deux caméras, voire trois et j’ai cherché à être plus souple. En arrivant le matin sur le plateau, je savais toujours par où je voulais commencer, je connaissais les grandes lignes de mon découpage, mais j’étais tout à fait prêt à tout modifier si j’en ressentais le besoin. J’ai davantage été attentif aux demandes des acteurs, et toujours prêt à écouter leurs suggestions. Très en amont, nous avions choisi de situer l’histoire non plus à New York, mais à Hong Kong. La B.D. Largo Winch a une forte influence anglo-saxonne mais avec une vraie culture européenne – tant au niveau de l’écriture que du dessin. Par hasard, je suis passé par Hong Kong en revenant d’un voyage au Viêt Nam et il m’a semblé que cette ville représentait parfaitement le XXIe siècle,ce qu’il peut avoir de fascinant, d’excitant, et de terriblement inquiétant. Et d’un point de vue visuel, c’est un décor magnifique."

Par zoom-Cinema.fr le 17 décembre 2008.

Dernières réactions sur Largo Winch

Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Largo Winch" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Largo Winch.

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