Critique du film Melinda et Melinda (7 / 10)
SMOKING / NO SMOKING
Woody Allen et les femmes, une grande histoire. Le concept n’est pas sans faire écho à celui de Smoking / No Smoking, avec ses deux variantes autour d’une même histoire. Parallèle d’autant plus évident que les personnes de Melinda et Melinda sont accros eux aussi à la nicotine. Le cinéaste new-yorkais nous gratifie toujours de son morceau de musique jazz dès générique et de ses bons mots. A ce titre, il faut voir en Will Ferrell un double du metteur en scène, qui pour une fois ne s’est pas approprié le rôle principal. Et pour cause : il a trouvé avec ce comédien un frère jumeau idéal, touchant, drôle, irrésistible. Impossible de ne pas devenir hilare devant des scènes comme le peignoir coincé dans la porte. Ou celle de la dissertation politique dans une discothèque au moment de draguer une fille hystérique. Un personnage timide et peu sûr de lui, comme les affectionne le metteur en scène. Même constat pour l’héroïne qui donne le titre au film. Soulignons à ce sujet la performance de Radha Mitchell, littéralement stupéfiante dans sa propension à naviguer entre comédie et drame avec une décontertante facilité.
Par zoom-Cinema.fr le 12 janvier 2005.


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