Secret de tournage du film Otage
Les influences de Florent Siri
"Quand j'était enfant, je regardais « les dossiers de l'écran » en cachette. Je faisais semblant d'aller me coucher, et puis, par la porte entrebâillée, je dévorais les films auxquels je n'avais pas forcément droit. A la tension provoquée par les films s'ajoutait la peur d'être découvert pas mes parents. Je crois que mes premières émotions de cinéma datent de là. Je vivais dans une petite ville dans l'est de la France. Au cinéma, enfant, je voyais les Disney et puis je me souviens aussi avoir vu une rétrospective de Hitchcock. Un déclic pour moi. Lorsqu'à vingt ans je suis arrivée à Paris, je voyais trois films par jour, les « classiques ». Je lisais aussi de nombreux films sur les cinéastes. Je suis fan de Renoir, Ophuls, Becker, Melville mais j'aime aussi Bergman, Leone, Fellini, Lumet, Penn, Shaeffner, Coppola? Le cinéma est un art universel et quand on l'aime, on l'aime de A à Z. "
Débuts
"À vingt deux ans, j'ai réalisé mon premier court métrage, un documentaire sur la fin des mines de charbon, LA MORT DOUCE. J'ai ensuite réalisée UNE MINUTE DE SILENCE dans la même région, un hommage à la dernière génération de mineurs et à mon père, qui a travaillé trente ans à la mine. Je voulais aussi saluer cette région multiculturelle, ce microcosme fantastique où j'ai grandi. C'est un milieu d'hommes où la parole, le travail, la solidarité et l'amitié sont des valeurs essentielles. C'est avec ces notions que je me suis construit. Sur ce film, j'ai beaucoup appris, notamment des acteurs et en particulier de Benoît Magimel mais cela m'a surtout confirmé mon envie de réaliser, de raconter des histoires en images et surtout je sentais que j'avais quelque chose à dire? "
Nid de Guêpes
"Avec NID DE GUEPES j'ai fait le film que j'attendais de voir dans les années 80 : un thriller d'action abordant les thèmes qui me touchent comme l'amitié et la loyauté. L'esprit est celui du western. J'ai pu mettre en pratique tout ce que j'avais pu expérimenté sur les clips. Je retrouvais aussi le bonheur de diriger Benoît Magimel. J'ai dû apprendre à gérer mon énergie sur une longue période et j'ai affiné ma technique de préparation et de direction acteurs, phases essentielles pour moi. Le film a remarquablement marché à l'étranger, paradoxalement mieux qu'en France, même si le DVD a très bien fonctionner ensuite. NID DE GUEPES a été présenté à l'American Film Market et a occasionné un intérêt pour mon travail. "
Rencontre
"La rencontre avec Bruce Willis s'est tout de suite bien passée, mais un éventuel projet ne pouvait se déclencher que deux ans plus tard. Il m'a pourtant rappelé quelques mois après, en me disant qu'un film avait été décalé et qu'il pensait à moi pour un scénario. Il m'a laissé vingt-quatre heures pour le lire et me décider ! J'ai dit oui à condition de revoir beaucoup de points qui me paraissaient trop conventionnels. Quinze jours plus tard, j'étais à Los Angeles à travailler sur le script avec Doug Richardson. "
Par zoom-Cinema.fr le 27 avril 2005.


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