Terminator Renaissance
Critique du film

Affiche miniature du film Terminator Renaissance Affiche du film Terminator Renaissance
 


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Ciné : 3 juin 2009

Genre : Action.
Nationalité : Américain

Un combat perdu d'avance (6 / 10)

Attendu au tournant par les puristes de la saga, Terminator 4 n'apportera pas les pansements aux plaies qu'avait laissé T3, qui abordait à peine la profondeur de l'univers créé par James Cameron, pour préférer un recyclage fatiguant des codes de la saga, doublé d'effets spéciaux ultra crâneurs pour en mettre plein les mirettes au spectateur. T4 ne sera pas un sauveur : le film est une resucée à peine plus travaillée du troisième opus au niveau de la réalisation, toujours trop chaotique, trop HD, trop dans la tendance malheureusement, au dépit d'une véritable personnalité. Faire exploser des avions, mettre des robots et des hommes en pleine bataille et remettre à l'écran tous les plans classiques d'un Terminator (crâne de métal ou références à la fin du monde) ne suffisent pas à faire un bon Terminator, il faudrait que les producteurs commencent à s'en rendre compte.

Renaissance propose un fond scénaristique plus travaillé que son prédécesseur, mais ne satisfera que les moins exigeants des fans de la saga. Là où le précédent s'égarait dans la repompe pétaradante de T2 et laissait de côté le plus intéressant (la psychologie de John Connor en fuyard), ce quatrième opus évite une conclusion en foutoir métaphysico-temporel, tenant bien la route dans son aspect guerrier : le réalisateur sait filmer quand ça explose dans tous les sens ! A part la violence suggérée mais jamais visible, des humains invincibles (chaque fois qu'un engin s'écrase, c'est à quelques millimètres des héros) et des incohérences classiques sur les scènes d'affrontement (des machines froides et calculatrices qui anticipent très mal les réactions humaines même après avoir élaboré un plan très complexe), le film s'enchaîne sans temps morts, évite les clichés (malgré quelques inévitables avec la pilote amoureuse ou la gamine attachante) et proposant des scènes d'actions impressionnantes. Cependant, le film s'étire, en recyclant plus ou moins l'univers de Terminator et en le mixant au post apocalyptique de Mad Max et ses suiveurs (Doomsday, 28 jours plus tard), mais sans grande réussite là non plus. A vrai dire, dans Terminator 4, il ne se passe pas grand chose. On est aussi déçu par le classicisme du design du film, notamment de l'architecture Skynet et par la fin, qui ne propose même pas de confrontation anthologique avec l'IA elle même ! Niveau casting, il n'y a rien à vraiment retenir, on s'attache beaucoup moins aux personnages qu'à Sarah et John dans les premiers films, Christian Bale se contentant de jouer ici un leader tout en muscles.

Le problème de Terminator Renaissance est qu'il est plein de choses biens imaginées, et arrive à coller à l'imbroglio temporel de la licence, mais la réflexion principale de l'œuvre est plombée par le symbolisme niais de la rédemption, supprimant une véritable réflexion sur la différence entre les hommes et les machines, et cela contribue à miner le film en favorisant son côté blockbuster : son contenu n'est "pas assez", jusqu'à la fin qui assume effrontément le fait qu'il faudra se coltiner une suite pour savoir le fin mot de l'histoire... c'est bien dommage, car la saga aurait pu se clore magistralement avec une petite demi heure de plus, au lieu de se faire déposséder un peu plus à chaque nouvel épisode de sa profondeur originelle.

Par Laurent B. le 16 avril 2010.

Critique du film Terminator Renaissance (6 / 10)

APOCALYPTO

Terminator Renaissance prend le risque de donner suite à une saga qui a fait date dans le genre de la science-fiction. Le long-métrage rompt clairement avec les précédents opus de la série, bien loin de la forme des deux premiers volets. Mcg, à défaut d’innover, propose une mise en scène classique, mais qui a le mérite de la lisibilité (à contrario des plans saccadés de Quantum of Solace par exemple). Le cinéaste n’en oublie pas d’innover, sur d’autres plans, notamment en matière d’effets spéciaux. L’ensemble a l’intelligence d’emprunter d’autres voies que celles ouvertes par James Cameron. Dommage que certains rôles soient sacrifiés (des coupes sombres dans le montage concernant les personnages de John Connor et Sarah). A voir dans le contexte des autres suites, mais gageons que Terminator Renaissance relance efficacement la franchise.

Par zoom-Cinema.fr le 3 juin 2009.

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