Secret de tournage du film Tonnerre sous les Tropiques
Triomphe pour Tonnerre sous les tropiques
Carton plein pour Ben Stiller. Tonnerre sous les tropiques a séduit un large public aux Etats-Unis, où il est resté en tête du box-office plusieurs semaines. Il faut dire que notre homme sait s’entourer ! Mieux : son long-métrage est sorti à point nommé. Robert Downey JR a séduit un large public avec Iron Man, le triomphe du printemps 2008. Une suite, Iron Man 2 sera tournée. Idem pour Jack Black, qui en doublant Kung Fu Panda, a attiré petits et grands en masse dans les salles obscures. Kung-Fu Panda 2 est déjà en préparation. Tonnerre sous les tropiques sort en France le 15 octobre 2008. Principal concurrent : Coluche d’Antoine de Caunes, avec François-Xavier Demaison.
Le tournage
Pour donner au film toute son ampleur, DreamWorks et Red Hour, la société de Ben Stiller et Cornfeld, firent appel à Eric Mcleod, producteur exécutif des deux derniers volets de Pirates Des Caraïbes. Les postes clés sont tenus par le chef décorateur Jeff Mann (Transformers), le directeur de la photographie John Toll (Braveheart, La Ligne Rouge) et la chef costumière Marlene Stewart. Après avoir brièvement envisagé de tourner les extérieurs en Californie, les producteurs sélectionnèrent l’île de Kauai, qui a déjà servi de décor à de nombreux films, dont Jurassic Park. Avec ses jungles luxuriantes, ses rivières, ses falaises, Kauai fournit tous les sites nécessaires au film et lui assure le look désiré. Au final, Tonnerre Sous Les Tropiques est, en termes de jours de tournage et de moyens humains et techniques, la plus grosse production jamais réalisée sur cette île.
L'attaque finale
L’attaque finale fut tournée sur le Mont Waialeale, connu pour sa pluviosité record (350 jours/an). "Il a fallu braver la pluie et la boue, mais cela valait vraiment le coup", se souvient Jack Black. "Ce décor a énormément ajouté au film. En arrivant sur place, on comprenait tout de suite l’esprit du projet. On savait qu’on irait au-delà du simple film d’action et au-delà de la simple comédie. Je pense que le spectateur y sera sensible."
Et Robert Downey Jr. de renchérir : "on aurait peut-être pu choisir et aménager un endroit plus commode, mais on n’aurait jamais bénéficié d’un tel degré de réalisme et d’un tel isolement. C’était dur de patauger jusqu’aux genoux dans la boue et de subir ces pluies torrentielles, mais cela n’a entamé à aucun moment notre plaisir et notre enthousiasme." Ben Stiller et Theroux engagèrent le célèbre conseiller militaire Dale Dye pour garantir l’authenticité des séquences de guerre. Dye et sa société -Warriors, Inc.- ont contribué à des dizaines de films majeurs, dont Il Faut Sauver Le Soldat Ryan, et Ben Stiller apprécia grandement leur apport au film. Dans la deuxième partie du tournage, deux conseillers de Warriors, Inc., Mark Ebenhoch et Mike Storey, prirent le relais pour les séquences de batailles.
Initiation aux armes
« Ben Stiller exigea une scène d’ouverture d’une authenticité irréprochable», explique Ebenhoch. "Nous avons initié les comédiens au maniement des armes et au déploiement tactique pour en faire des soldats crédibles. Jack Black nous stupéfia par son habileté à manier la mitrailleuse M60, aussi lourde que puissante." Dye et ses hommes travaillèrent en étroite collaboration avec le chef cascadeur Brad Martin et son équipe : "Mark et Mike ont énormément apporté au film. L’ouverture est, à elle seu- le, digne d’un film d’action à gros budget", souligne Cornfeld. La production fit appel pour les mêmes raisons, au coordinateur aérien Alan Purwin, collaborateur de certains des plus grands films de guerre des vingt dernières années, et au coordinateur des effets spéciaux Michael Meinardus qui régla notamment la spectaculaire explosion finale, tournée à l’aide de 11 caméras.
Idée de départ
Ben Stiller : "l’idée du film est née en 1987. J’avais à cette époque un tout petit rôle dans Empire Du Soleil de Steven Spielberg, et tous mes amis acteurs tournaient des films sur la guerre du Vietnam : Platoon, Hamburger Hill, etc., auxquels ils se préparaient en suivant pendant deux semaines un semblant de stage commando. En interview, ils ne manquaient jamais de souligner la «dureté» et «l’intensité» de cette expérience qui les avait rendus «solidaires» les uns des autres. Je trouvais leurs propos à mourir de rire car ces prétendus stages n’avaient évidemment qu’un très lointain rapport avec les expériences des soldats sur le terrain. Cette façon de se mettre en valeur m’amusait, mais je ne savais pas encore quel parti en tirer." Ben Stiller s’associa avec le comédien Justin Theroux et commença à poser les bases de Tonnerre Sous Les Tropiques. "Pendant des années, nous sommes restés bloqués à la fin du premier acte", indique Theroux. "Il nous a fallu cinq ans de travail et plusieurs autres moutures pour résoudre le problème. Etan Cohen s’est joint à nous durant cette période, et chacun s’est éclaté sur l’écriture, laissant libre cours à sa fantaisie." Ben Stiller excluait néanmoins de faire une parodie de film d’action : "le challenge, c’est qu’il ne s’agissait ni d’un film d’action ordinaire, ni d’une simple comédie. Le spectateur devait s’investir dans la situation et s’attacher aux personnages. Je me suis donc laissé inspirer par quantité de vrais films de guerre, genre dont je suis fan. J’ai voulu aussi montrer le fonctionnement d’une grosse machine hollywoodienne dans des situations extrêmes où tout dérape. Aussi délirant soit-il, le film reste donc ancré dans une certaine réalité." "Écrire, réaliser, produire et jouer dans son propre film est un énorme défi, mais Ben Stiller en était capable", poursuit Stuart Cornfeld. « Je l’avais vu à l’œuvre sur Zoolander, et savais que le fait de porter plusieurs casquettes lui donne toujours un surcroît d’énergie".
Par zoom-Cinema.fr le 15 octobre 2008.


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