Critique du film Wall-E (9 / 10)
LA TÊTE DANS LES ETOILES
Après avoir donné un aspect humain à un rat, PIXAR, toujours prêt à se lancer des défis, réussit à nous convaincre du potentiel émotionnel d’un robot. Un assemblage de ferraille qui prend à son tour vie. Là réside toute la force du désormais célèbre studio : prendre tout le monde à contrepied, faire naitre des émotions d’objets (des jouets, comme dans Toy Story) ou animaux en apparence inanimés et anodins. La performance demeure d’autant plus frappante dans ce nouvel opus que l’ensemble ne repose sur aucun dialogue. Wall-E, non seulement entre d’emblée dans la catégorie chef d’œuvre, mais peut également se classer dans le rayon grand classique au côté de Buster Keaton et Charlie Chaplin. Andrew Stanton a compris comme tous les grands cinéastes (Alfred Hitchcock) que la suggestion et le minimalisme bouleverse. Mission largement remplie avec ce petit bijou quasiment muet, et ce personnage attendrissant en diable avec ses yeux expressifs.
Une réussite impériale, permettant même au réalisateur de distiller çà et là quelques messages bien sentis sur l’écologie et l’obésité. Mieux, le film se targue même de politique avec quelques piques bien senties envers l’administration Bush. Pensées d’autant plus efficaces qu’elles sont servies dans un écrin et des paysages galactiques qui donnent des frissons. Wall-E : une nouvelle étoile brille désormais de mille feux dans le firmament du septième art.
Par zoom-Cinema.fr le 30 juillet 2008.


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