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 Michel Serrault

Michel Serrault

Nom : Serrault
Prénom : Michel
Date de naissance : 24 janvier 1928
Date de décès : 29 juillet 2007
Nationalité : Français



L'actualité récente de Michel Serrault




Biographie

Michel Serrault est  né à Brunoy, dans la banlieue parisienne, le 24 janvier 1928. Il a été recalé, après deux années passées à étudier la comédie au centre de spectacle de la Rue Blanche, lors de l'examen d'entrée au Conservatoire !

Qu'à cela ne tienne, il part en tournée en Allemagne jouer dans "Les fourberies de Scapin", puis rejoint la troupe de Robert Dhéry (futur tête pensante des Branquignols), avec lequel il se produit dans "Dugudu". En 1952, c'est la rencontre avec Jean Poiret, au cours des matinées classiques du théâtre Sarah-Bernhardt. La complicité avec celui-ci ne se démentira jamais. Alors que Serrault débute sur grand écran dans la comédie délirante Ah ! les belles bacchantes, avec Louis de Funès, la paire Michel Serrault-Jean Poiret, se produit de concert à l'Olympia, à l'Alhambra et à Bobino. Au cinéma, ils forment un tandem comique qui fait des ravages sur près de trente longs métrages (dont Le fou du labo 4 ou Oh ! que mambo...).

Sacha Guitry, qui les découvre à la télévision, leur donne les rôles principaux d'Assassins et voleurs, et Michel Serrault navigue à vue, pendant les années 60, entre planches et écran, avec toutefois une prédilection pour le théâtre : on le voit ainsi dans "Monsieur Dodd" d'Arthur Watkin, "Opération Lagrelèche", "Gugusse" de Marcel Achard ou encore "Le vison voyageur" de Jean-Loup Dabadie, en 1969. Son personnage débonnaire et criard lui vaut une célébrité qui ne cesse de croître, et qui trouve une de ses nombreuses apogées avec le personnage central du Viager, vieillard “mourant” qui enterre un à un les opportunistes qui ont cru bon de lui acheter sa maison en viager.

Spécialisé dans la comédie débridée, Michel Serrault trouve par la suite en Jean-Pierre Mocky un complice qui lui fait aborder un registre plus grinçant, avec des films commes Un linceul n'a pas de poches ou L'ibis rouge. La fin des années 70 marque un grand tournant dans sa carrière : s'il triomphe à nouveau avec le personnage de l'hystérique Zaza dans La cage aux folles (récompensé par un César), pour lequel il retrouve son complice Jean Poiret après plusieurs années de séparation, Michel Serrault aborde pour la première fois un registre dramatique dans lequel il va exceller : ainsi Garde à vue (nouveau César à la clé) ou Mortelle randonnée, dans lequel il interprète un détective privé obsédé par la mort de sa fille et poursuivant une Isabelle Adjani qui la lui rappelle. Inquiétant, déroutant, le Michel Serrault de la maturité gagne le respect de ses pairs et devient un monument du cinéma français, avec encore un personnage de vieux flic désabusé et obsédé dans On ne meurt que deux fois.

Il continue néanmoins à tourner de nombreuses comédies, qui s'avèrent souvent être des échecs : Les rois du gag... La seule exception notable sera, en 1995, Le bonheur est dans le pré. Son personnage reste dorénavant plus crédible dans les rôles dramatiques, et le point culminant de cette deuxième carrière sera son rôle de vieux juge désabusé qui tombe amoureux d'une jeune femme dans Nelly et monsieur Arnaud. Il récoltera d'ailleurs un troisième César pour l'occasion.

Tueur à gages qui choisit son successeur dans Assassin(s) de Mathieu Kassovitz, paraplégique muet et torturé dans Le monde de Marty, Michel Serrault retrouve ensuite son personnage de vieux flic ironique dans Belphégor, le fantôme du Louvre, et incarne un paysan bourru qui quitte sa ferme du Vercors dans Une hirondelle a fait le printemps.

Michel Serrault est mort le 29 juillet 2007 à Équemauville dans le Calvados.

Filmographie sélective :