Ne le dis à personne. (7 / 10)
La première scène de Blanc comme neige prend des airs de Giono. Un sang rouge vif se répand doucement sur une neige étincelante. Sauf qu'ici, le sang ne vient pas d'une oie mais bien de Maxime, le personnage central du dernier film de Christophe Blanc. Et le réalisateur semble jouer sur les couleurs comme d'autres sur les dialogues. Tout, ici, n'est que blanc immaculé, rouge sang et noir luxueux. Mais les couleurs ne sont pas grand chose sans la lumière, et ça, Christophe Blanc l'a bien compris aussi. Le principal point fort du film est posé, Blanc comme neige ne serait rien sans sa photographie.
Quoique... Pour son thriller, Christophe Blanc a su s'entourer d'acteurs juste parfaits. François Cluzet avait déjà montré sa capacité à incarner de tels personnages avec Ne le dis à personne. Ici encore, il nous offre le jeu précis d'un personnage pro du mensonge, qui nous emmène vers une angoisse communicative. Mais les seconds rôles ne sont pas moins géniaux. Bouli Lanners est toujours aussi percutant et Olivier Gourmet est incroyable de justesse pour un rôle pourtant difficile. Quant à Louise Bourgoin, elle nous prouve grâce à Blanc comme neige, que la météo de Canal + n'est plus pour elle. La dame a désormais de plus hautes ambitions, et elle a bien raison.
Dans l'ensemble, Blanc comme neige est un bon thriller, à la limite de l'espionnage, angoissant et percutant à souhait où le thème du mensonge et du non-dit reste en première ligne. La mal-être du spectateur qui se retrouve dans le camp des trois frères pas si blancs que ça, s'accroit jusqu'aux dernières notes, qui arrivent tout de même un peu tard. Blanc comme neige aurait gagné à être raccourci de quelques scènes au goût de déjà vu.
Par Diane T. le 8 mars 2010.


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