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Cash
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Cash Affiche du film Cash
 


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Ciné : 23 avril 2008

Genre : Policier.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Cash

Secret de tournage du film Cash

Influences

 

Nouvel enjeu pour Jean Dujardin, roi du box-office avec Brice de Nice, 99 francs et Oss 117. Cash vise à plaire à un large public comme le film précités. Pour parvenir à ses fins le cinéaste a réunit un casting tout public : Jean Reno, François Berléand, un fidèle du réalisateur et Alice Taglioni pour le côté charme. Cette dernière se fait de plus en plus présente au cinéma avec Sans arme ni haine ni violence sorti une semaine avant Cash. Pour l'écriture du scénario, Eric Besnard s'est documenté sur le milieu de l'arnaque. Parmi ses films références : Butch Cassidy et le Kid, L'Affaire Thomas Crown. Cash veut s'inscrire dans la lignée des films de casse américains The Score à Ocean’s Eleven. Il demeure d'ailleurs étonnant de noter les points de convergence entre les aventures de Danny Ocean et celle de Cash : noeud papillon légèrement défait, utilistaion du nom de famille du héros comme titre du long-métrage...

Style

Eric Besnard explique quel style il a voulmu donner à Cash : "je voulais faire un film “champagne”, entre bulles qui pétillent et cristal qui tinte. Tout le monde était prévenu. Je crois être resté dans les clous en termes de production. Mes seules exigences très marquées portaient sur le choix des décors et j’en avais discuté avec le producteur. Le luxe des décors devait être ressenti. La dynamique est une autre composante de la mise en scène du film. La caméra est souvent mobile, parfois les décors s’associent à cet élan, comme pour le dîner sur le bateau. Cet élément dynamique, constamment présent, induit un rythme. Le luxe ne devait rien avoir d’ostentatoire, il n’est que l’écrin de l’histoire. Je tenais par exemple à ce que des voitures de luxe passent en arrière-plan. Je ne voulais pas m’y attarder mais elles devaient être belles. L’un des éléments de l’identité visuelle du film est l’utilisation d’écran partagé, le split-screen. C’est un procédé que j’amène très tôt afin de préparer la séquence de présentation du casse idéal. Mais quand je dis split-sreen je ne veux pas dire cache contre cache. Avec le chef monteur, nous avons eu l’idée d’un split-screen dynamique avec des images qui bougent. Cela permet de traiter “la perfection” de ce qui est censé être un casse parfait, sans se prendre au sérieux et sans tomber dans l’ostentatoire".

Tournage

Eric Besnard évoque ses souvenirs de tournage du film Cash : "le tournage a duré onze semaines. Nous avons surtout filmé à Paris mais aussi deux semaines entre Nice et Monaco. Il y avait de nombreux impératifs de planning des acteurs, mais j’avais un assistant en or. Nous devions jongler entre les engagements de chacun et les disponibilités des hôtels de luxe dans lesquels nous tournions pendant la haute saison. Malgré cela, tout s’est bien passé. Nous avons quand même eu beaucoup de chance avec la météo parce que le printemps a été désastreux et pourtant, nous sommes passés à travers les gouttes. Parfois, il pleuvait entre les prises ou à quelques kilomètres ! L’ambiance de tournage était excellente. Nous avons commencé par deux semaines dans des hôtels de luxe sur la Côte d’Azur et c’était un cadeau pour tout le monde. Il y a eu quelques moments surréalistes parce que les premiers jours, les comédiens les plus connus faisaient de la figuration. Quand vous commencez par faire venir Jean Reno pour le faire marcher plusieurs jours de suite dans des couloirs sans qu’il dise un mot ou que vous demandez à Jean Dujardin de faire des passages en fond de plan, c’est assez spécial comme début de collaboration ! Mais tous ont joué le jeu avec beaucoup de bonne volonté. Même si le tournage était complexe, c’est le cinéma qui fait rêver, y compris ceux qui le font. Nous étions avec des stars dans des endroits magnifiques. Faire les plans des deux hors-bord qui foncent vers le large en passant au raz de la caméra, c’est du bonheur pour tout le monde ! La musique joue un rôle très important pour l’ambiance du film... J’avais deux désirs très ancrés. Une couleur musicale dans l’héritage de Lalo Schifrin et Quincy Jones. Et un instrument leader : l’orgue Hammond. Un instrument devenu plutôt rare mais typique d’une époque. De Jean-michel Bernard je ne connaissais que la musique des films de Michel Gondry. Bien que ce que j’avais entendu ne correspondait pas à mes demandes, je l’ai rencontré et là, miracle ! J’ai découvert que non seulement c’est un spécialiste de l’orgue Hammond, mais qu’il a travaillé avec Lalo Schifrin entre autres, et qu’il a en plus été l’orchestrateur de Ray Charles. Nous parlions donc de la même chose. Notre travail a été extraordinairement agréable et interactif. Par exemple, j’adore la musique de la poursuite avec une flûte traversière qui s’envole. Pour la fin, je voulais également un chanteur, une voix à la James Brown, très sexuée. Mais je ne croyais pas qu’on trouverait. J’ai assisté à l’enregistrement et j’ai été bluffé ! Une belle aventure."

Par zoom-Cinema.fr le 23 avril 2008.

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