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Contre-enquête
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Contre-enquête Affiche du film Contre-enquête
 


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Ciné : 7 mars 2007

Genre : Policier.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Contre-enquête

Secret de tournage du film Contre-enquête

Nouveau contre-emploi pour Jean Dujardin après Le convoyeur, aux côtés de François Berléand et Albert Dupontel.

Nouveau contre-emploi pour Jean Dujardin après Le convoyeur, aux côtés de François Berléand et Albert Dupontel.
L’acteur de Brice de Nice et OSS 117 : le Caire, Nid d’Espions demeure dirigé ici par le scénariste de 36 quai des orfèvres.

A l’instar d’Olivier Marchal (Ne le dis à personne, Truands), Franck Mancuso a été flic pendant vingt ans à la Police Judiciaire - Brigade des Stupéfiants, Division Nationale Anti-Terroriste et Office Central de Répression du Banditisme. Après deux décennies de bons et loyaux services, il a quitté la police, pour travailler pour le petit écran.
En 1990, le futur réalisateur de Contre-enquête s’est vu ainsi confier l’écriture d’un script pour Commissaire Moulin. Premier épisode : "Les Zombies".

Très rapidement, le cinéaste a pensé à Jean Dujardin pour incarner le héros de Contre-Enquête.

Franck Mancuso :
"Jean Dujardin était l’un des rares acteurs à qui j’avais vraiment envie de proposer le rôle. Au tout début du projet, j’avais imaginé Malinowski un peu plus âgé, plus proche de moi et en avançant, je me suis dit que prendre un homme plus jeune serait intéressant.

J’ai eu envie d’aller vers quelqu’un capable de véhiculer suffisamment d’émotion, mais qu’on n’ait jamais vu dans ce type de rôle. Depuis sa prestation dans LE CONVOYEUR, je savais que Jean avait ce potentiel. Après l’avoir rencontré, j’en ai eu la confirmation. Sur bien des points, humainement, je me suis reconnu en lui. Je crois qu’il aurait fait un bon flic. Jean a fait un stage au 36 et a rencontré mes anciens collègues.

Il s’est même entraîné avec le Service de Protection des Hautes Personnalités. On sent tout de suite qu’il est à l’aise dans ce milieu.

Il a suivi un entraînement très physique, même si ce n’était pas indispensable au film. Avoir fait pendant quelques jours ce que j’ai fait pendant vingt ans lui a permis de se rendre compte que le scénario parlait d’un véritable vécu, et il a cherché à s’imprégner de mon histoire personnelle. Nous avons commencé à tourner sans Jean, qui jouait encore au théâtre. Cette première semaine de tournage m’a permis de me caler vis-à-vis de l’équipe.

Le plan de travail a voulu que la première scène tournée avec Jean soit celle où Malinowski découvre le corps de sa petite fille. Nous nous sommes demandé si s’attaquer d’abord à cette scène n’était pas trop dur, mais j’ai préféré entrer directement dans le vif du sujet. Puisque nous devions nous rencontrer sur ce film, autant y aller franchement et commencer par l’une des scènes les plus difficiles. Jean a été impressionnant; aller si loin le premier jour nous a permis d’établir des rapports encore plus proches qui nous ont servi tout au long du tournage.
"

Un premier jour de tournage éprouvant pour Jean Dujardin

Jean Dujardin, lui, se souvient de son premier jour de tournage, éprouvant :

"je ne suis pas près d’oublier mon premier jour de tournage. Après des mois de théâtre, j’avais envie d’extérieur, d’une certaine violence, et j’ai été servi ! Nous avons commencé par la scène où Malinowski arrive en forêt sur le lieu de la découverte du corps de sa petite fille. Je devais essayer d’aller voir le corps alors qu’Aurélien m’en empêchait physiquement. C’était un plan à la grue, assez complexe à régler, et il fallu le refaire plusieurs fois. On était directement au coeur du film, dans ce qu’il a de bouleversant. C’était une émotion lourde, intense. Aurélien avait mal aux bras, moi aux lombaires, nous étions tordus, pleurant et criant. Je jouais avec l’ambulance en ligne de mire et j’avais des pensées très noires. Heureusement, lorsque les journées étaient finies, j’arrivais à m’en débarrasser, à tourner la page.

En discutant avec des gens qui côtoient ces situations tous les jours, j’ai appris qu’eux aussi devaient faire la coupure pour ne pas sombrer. Pour chaque scène suivante, nous devions nous demander s’il fallait mettre en avant l’information du flic ou l’émotion du père. Nous en avons beaucoup parlé avec Franck et cela orientait vraiment la mise en scène. C’était un processus passionnant.

Le tournage a duré deux mois, l’été à Paris. Franck n’est pas un bavard. Nous avions fait quelques lectures, et je sentais à sa façon de réagir qu’il pouvait être Malinowski. Je jouais un peu son personnage. Je lui ai donc demandé de me parler de ses affaires aux Stups et j’ai essayé de m’en imprégner. N’ayant jamais dirigé, il avait une sorte de naïveté qui lui permettait de rester dans l’essentiel de son histoire, sans chercher l’effet. C’est une des qualités de son film.

Il n’a jamais cherché ni l’effet, ni l’émotion artificielle. Il est sans arrêt resté dans le vrai. Même si les femmes sont constamment présentes, que ce soit la petite fille victime ou la mère jouée par Agnès Contre-enquête reste plutôt un film d’hommes. J’étais très heureux de jouer avec Jacques Frantz, c’est un grand comédien qui lui aussi échappe aux registres.

Aurélien Recoing dégage quelque chose d’extraordinaire, il est aussi chaleureux que puissant et il n’était pas difficile de jouer son ami. Entre nous trois, il y avait comme une évidence humaine, un attachement qui nous a vraiment servi pour nos personnages
."

H.T

Par zoom-Cinema.fr le 7 mars 2007.

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