Critique du film Enfermés dehors (7 / 10)
L'HABIT FAIT LE MOINE
Assurément, cet homme est fou. Albert Dupontel, tout comme Michel Houellbecq ont frôlé de près l'asile psychiatrique. Ils sont pour le coup, eux aussi, Enfermés dehors...
Moins noir que Bernie, la troisième réalisation de Dupontel n'en reste pas moins tout aussi délire.
Adressons au passage un hommage tout particulier au travail des cascadeurs, époustouflant.
Pour le reste, le cinéaste met en scène des idées politiquement incorrectes, dans un style survolté, survitaminé, avec des accélérations qui donnent au long-métrage son ton et son rythme si particulier.
Loin de tomber dans les effets spectaculaires inutiles, comme avait pû le faire Jan Kounen à un certaine époque avec Dobermann, Albert Dupontel a le bon goût de convoquer une batterie de références, en tout points recommandables, de Buster Keaton à Charlie Chaplin, sans omettre Terry Gilliam.
A l'arrivée : des gags visuels jouissifs, ou redondants (tel l'épicier) et un ton à part, pour un film qui dynamite une fois de plus les conventions.
Grande réussite.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 5 avril 2006.


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