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J'irai dormir à Hollywood
Secrets de tournage

Affiche miniature du film J'irai dormir à Hollywood Affiche du film J'irai dormir à Hollywood
 


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Ciné : 19 novembre 2008

Genres : Documentaire, Road movie .
Nationalité : Français

Secret de tournage du film J'irai dormir à Hollywood

Note d'intention du réalisateur

J’irai dormir à Hollywood est un road movie excentrique. C’est l’histoire d’un petit Français, débrouillard et curieux, qui s’est mis en tête de traverser tout seul les Etats-Unis de New York à Hollywood avec comme objectif final : dormir chez une star hollywoodienne. Il est seul mais il est à la fois devant et derrière la caméra ; c’est un peu le roi de la bidouille… Univers filmé « à la main » et, surtout, sans se prendre au sérieux. Road movie, improvisé sur place et inédit à travers lequel Antoine de Maximy nous fait découvrir SON Amérique à lui, à la rencontre des gens, ceux que l’on rencontre naturellement, spontanément, sans avoir pris rendez vous…. Il n'y a pas UN héros, mais autant de héros que de gens rencontrés. Il n'y a pas Eastwood, ni Julia Roberts, De Niro ou Johnny Depp, il y a leurs originaux : les Sammy, les Louisa, les Ben, avec leurs émotions, leurs passions, leurs goûts, leurs rires. Il y a aussi des villes : grandes, petites, des trous perdus, des villes fantômes… Et la route, les immenses distances parcourues par tous les moyens : en train, en avion, à pied, à cheval, en voiture. Infatigable, trublion, passionné, généreux, Antoine de Maximy nous fait partager cette aventure exceptionnelle à la découverte d’une Amérique surprenante parce que comme il n’a rien prévu, tout est possible…

L'origine du long-métrage

Antoine de Maximy, le réalisateur, explique les raisons qui l'ont poussé à mettre en scène J'irai dormir à Hollywood : "elles sont multiples. Il y a d’abord l’aspect humain. Je me souviens dans mon enfance que mon père ramenait à la maison des gens de tous horizons qu’il avait rencontrés au hasard de ses pérégrinations. Ces voyageurs me faisaient rêver. Devenir à mon tour un baroudeur était donc une suite logique. Dans J’irai dormir à Hollywood, je fais des portraits de gens « normaux », c’est-à-dire des gens dont on ne parle jamais. C’est ce monde invisible que je montre à l’écran. L’aspect technique représentait également un défi intéressant à relever, puisque je suis à la fois le caméraman, le preneur de son, le réalisateur et l’acteur, bref l’homme-orchestre. Enfin, le sentiment de liberté qu’impliquait une telle aventure me correspond. J’ai toujours eu soif d’indépendance !"

De la télé au cinéma

Antoine de Maximy, le réalisateur, explique pourquoi il a choisit de faire de J'irai dormi à Hollywood un long-métrage plutôt qu'un documentaire pour la télévision : "c’est une idée de Bonne Pioche ! De tous les épisodes de la série J’irai dormir chez vous, aucun ne se passe aux États-Unis ! Depuis le début, je laissais de côté ce territoire en attendant le bon moment pour le filmer. Les États-Unis renvoient directement à une image du cinéma. Faire un long-métrage à partir de mes aventures là-bas était naturel. Les Américains sont très intéressés par ce que l’on dit d’eux ! Le format long-métrage, par sa durée, permet de proposer au spectateur un vrai itinéraire, de raconter plusieurs histoires à travers toutes ces rencontres."

La bande-originale

La bande-originale de J'irais dormir à Hollywood est produite par l'épouse de Thierry Ardisson, Béatrice Ardisson. Les explications d'Antoine de Maximy, le réalisateur : "C’est Béatrice Ardisson qui m’a proposé la plupart des titres. Ce genre de reprises correspond tout à fait à mon univers, où l’autodérision occupe une grande place. Il y a un aspect décalé qui me plaît bien, ce qui permet de faire passer beaucoup de choses. Au final, ce film est à l’image de ma vie : je vais à droite, à gauche en me laissant guider par mon instinct et mes rencontres."

Les rencontres


Antoine de Maximy présente les personnage qu'il a rencontré lors de son périple aux Etats-Unis.

MILTON - Manhattan / New-York
« Milton a 95 ans et donne des cours de relaxation dans son grand appartement new-yorkais. Il entend ainsi entretenir son corps. C’est ce qui lui permet de faire presque sans effort le grand écart dans la rue. Le hasard a voulu qu’il soit le premier à entrer dans le champ de ma caméra quand j’ai débarqué aux États-Unis. Dès qu’il a vu le matériel de prise de vues, il a senti qu’il pouvait faire son numéro. Il a un sens incroyable du spectacle ! »

DOUG - Dans le train entre Pittsburgh et Miami
« Doug est un ancien commando parachutiste. Il m’a dit avoir fait le Vietnam, même s’il me paraît bien jeune pour ça. Lorsque je l’ai rencontré dans le train, il se dirigeait vers un centre pénitencier afin d’y purger une peine de quinze ans pour une histoire de possession d’arme. Il est resté nébuleux sur cette affaire. Doug est un dur, que j’ai rencontré à un moment de grande vulnérabilité. Il était très malheureux, perdu. C’est la première rencontre qui m’ait vraiment ému. »

DENA - Saint Martin Ville / Louisiane
« Dena est la voisine du couple de Cajuns qui m’a accueilli chez lui le temps d’une nuit. Nous avons beaucoup discuté ensemble et avons naturellement évoqué notre situation familiale. C’est à ce moment-là qu’elle m’a parlé du décès de ses jumeaux dû à une maladie génétique. Une maladie qui proviendrait d’un problème de consanguinité. Les Cajuns vivaient, en effet, très repliés sur eux-mêmes. C’était un moment très fort! »

GEORGE - La Nouvelle-Orléans / Louisiane

« George a été marin, il a donc vu du pays. C’est peut-être ce qui explique son ouverture d’esprit. Je l’ai croisé à la Nouvelle-Orléans sur le pas d’une maison avec ses enfants. L’ouragan Katerina a dévasté son habitation principale. Il m’a conduit sur les lieux du désastre au volant de son 4X4. Il était un peu bourré mais tellement sympa ! »

LE CORBILLARD ROUGE - Hallettsville / Texas

« C’est une Cadillac de 1984. Je voulais une vieille voiture américaine comme dans les films. Il en reste peu aujourd’hui. C’est dans une casse que je l’ai trouvée. Une vraie épave ! Je l’ai entièrement relookée et peinte en rouge. Comme la couleur de ma chemise qui est devenue, pour moi, une couleur fétiche ! Avec ce corbillard, j’ai connu beaucoup de pannes, dont certaines ont donné lieu à des rencontres sympathiques. Comme avec cet Indien qui m’a aidé à réparer la courroie de l’alternateur. Beaucoup de gens que j’ai croisés ont voulu l’acheter. Aujourd’hui elle est dans un garage quelque part sur la route 66 ! »

L’INDIENNE NAVAJO - Quelque part en Arizona
« Elle a 22 ans, deux enfants et le sentiment d’être sur la touche. Elle se sent prisonnière de sa condition. Ses rêves de gamine se sont évaporés les uns après les autres. Elle est intelligente, ouverte d’esprit, mais restée très attachée à sa communauté pauvre et isolée. Pour que les choses changent, il faudrait qu’elle aille en ville mais s’y refuse. Cette rencontre me tient particulièrement à cœur et donne lieu à une séquence très humaine. »

Par zoom-Cinema.fr le 19 novembre 2008.

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