Critique du film Je préfère qu'on reste amis (6 / 10)
LE COEUR DES HOMMES
Du casting au concept, Je préfère qu'on reste amis avait de quoi faire saliver. Au final, le long-métrage se révèle une semi-déception. Brassant les éléments novateurs et les lieux communs.
Sur le fond, Olivier Nackache et Eric Toledano surfent sur des situations banales. Aucun élément nouveau dans cette recherche de l'âme soeur, du speed-dating à l'agence matrimoniale.
Un regard peu affûté qui débouche sur des scènes convenues.
Le script se déroule sans accrocher vraiment.
Seul réel intérêt du film au sujet rebattu : le duo Jean-Paul Rouve-Gérard Depardieu.
Le premier prend un plaisir évident à s'enlaidir et répéter à tout va que « comme au poker, je n'ai pas eu les bonnes cartes dès le départ ».
Face à lui, Gérard Depardieu débraye plus qu'à l'accoutumée, laissant entrevoir ses failles.
Un duo plaisant : de toute évidence, les deux cinéastes ont un don pour mettre en valeur l'amitié masculine.
Moins fouillé que Nos jours heureux, Je préfère qu'on reste amis laisse néanmoins entrevoir le potentiel d'un duo de metteur en scène au choix affirmés: bande-originale raffinée et jazzy, direction d'acteurs au cordeau.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 23 février 2005.


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