Accueil > Jean de La Fontaine, le défi > Secrets de tournage

Jean de La Fontaine, le défi
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Jean de La Fontaine, le défi Affiche du film Jean de La Fontaine, le défi
 


56 %   (49 votes)

Donnez votre avis !

Ciné : 18 avril 2007

Genre : Drame.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Jean de La Fontaine, le défi

Secret de tournage du film Jean de La Fontaine, le défi

Après Molière de Laurent Tirard, Jean de la Fontaine de Daniel Vigne avec Lorant Deustch


Trois mois après Molière de Laurent Tirard (Mensonges et trahisons) avec Romain Duris dans le rôle titre, le cinéma hexagonal s’attaque à un autre monument français de la littérature, Jean de la Fontaine. Derrière la caméra : Daniel Vigne, réalisateur de La putain du roi. Devant : Lorant Deustch (Ze film, Nos amis les flics, Ripoux 3, l’Américain), Jocelyn Quivrin (Jacquou le Croquant, L'Empire Des Loups) alias Louis 14, Philippe Torreton (Les chevaliers du ciel, L’équipier), Julien Courbey (Le ciel, Les Oiseaux et ta mère, Il Etait Une Fois Dans L’oued) et Sara Forestier (L’esquive, Combien tu m’aimes ?). Si la vie de Jean-Baptiste Poquelin a déjà été portée à l’écran par Ariane Mouchkine avec Philippe Caubère, en revanche le poète Jean de La Fontaine n’avait jamais fait l’objet d’un film.

Jean de la Fontaine, un poète novateur


Le réalisateur a dû effectuer de nombreuses recherches pour connaître le personnage de Jean de la Fontaine : "nous ne prenons pas l’Histoire dans un temps écoulé mais au contraire en train de se faire. Tout le monde croit connaître La Fontaine parce qu’on a appris ses fables à l’école, presque comme une punition : vous me copierez cent fois Le Corbeau et le Renard ! Mais, de l’homme, on sait très peu de choses. Qu’il était distrait, bordélique, paresseux et un peu frondeur, qu’il aimait les femmes, surtout les grisettes. I l’a écrit : « Une grisette est un trésor. Car sans se donner de la peine et sans qu’aux bals on la promène, on en vient aisément à bout. On lui dit ce qu’on veut, bien souvent rien du tout. Le point est d’en trouver une qui soit fidèle... » Il aimait aussi les duchesses, sans espoir de retour, mais celles-ci l’ont sauvé de bien des mauvais pas : elles l’ont hébergé, lui ont fourni du travail comme serviteur... Quel autre personnage aussi important que lui a eu, en son temps, un tel parcours ? Pour moi La Fontaine est un homme du XVIIIème égaré au XVIIème siècle : il annonce les Lumières. Ses fables sont des bijoux de philosophie, ses contes libertins sont légers, gourmands et même dans ses positions scientifiques il a une approche de la société qui n’est pas basée sur les valeurs traditionnelles. Il est de son temps parce qu’il est «frondeur» et il est en avance sur son temps parce qu’il est «révolutionnaire». C’est aussi un film qui parle d’ascenseur social : Perrette est une synthèse de toutes les servantes et grisettes qu’affectionnait l’écrivain, il l’éveille à l’art, lui apprend à lire, la fait sortir de son milieu et lui permet d’accéder à un certain rang et à la Cour. Parce qu’à cette époque où, sur l’impulsion de Colbert, la Bourgeoisie prend le pas sur la Noblesse, on ignore encore trop les gens du peuple, or ce sont eux qui vont bientôt faire bouger la France !"

La musique dans Jean de la Fontaine, le défi

La musique revêt une importance capitale dans Jean de la Fontaine, le défi. Daniel Vigne, réalisateur, a accordé un soin tout particulier à la bande-originale du film : "la musique accompagne des émotions et des vibrations, mais elle doit aussi être un scénario complémentaire, qui est un peu en avance sur l’action ou évoque ce qu’on ne voit pas forcément à l’image. Michel Portal est un musicien et un compositeur qui connaît parfaitement le jazz et le classique. Je lui ai demandé de traverser le temps de l’histoire musicale comme l’œuvre de La Fontaine traverse le temps jusqu’à nous. Michel a travaillé en détournant Lulli, Mozart et Verdi. Et j’ai sorti de ma discothèque personnelle des chants baroques espagnols du XVIIème siècle de Joseph de Nebra et Joseph de Torres : ce sont ceux qu’écoute le Roi dans le film. Avec Michel Portal à la clarinette et Georges Pludermacher au piano, les compositions de Michel sont un contrepoint inattendu et subtil au film. Même si la musique n’est pas centrale dans le conflit entre La Fontaine et Colbert comme, par exemple, elle l’était entre Mozart et Saliéri, il y a quelque chose dans les fables qui «sonne». La Fontaine, Boileau, Racine et Molière - c’est la vérité historique - se réunissaient le soir dans un estaminet pour y jouer aux cartes. Leurs échanges où circulait l’onde de leur créativité et de leur jeunesse fonctionnait un peu à la manière d’un quartet de jazz, sur des thèmes improvisés ou se répondant, slamant également avec les mots et les phrases, qu’ils essayaient de se voler. Ce groupe c’est le «sang neuf» du XVIIème siècle : des auteurs qui vont marquer à jamais leur époque et les suivantes. Le tournage de Jean de La Fontaine, le défi, s'est déroulé à  Versailles, au Musée du Louvre, et dans divers Châteaux : Vaux-le-Vicomte, Champlatreux, Maisons-Laffite, Champs-Sur-Marne et Jouars-Pontchartrain.

Par zoom-Cinema.fr le 18 avril 2007.

Dernières réactions sur Jean de La Fontaine, le défi

Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Jean de La Fontaine, le défi" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Jean de La Fontaine, le défi.

Soyez le premier à commenter ce film !


       Email

Votre réaction :