Critique du film Les Bronzés (7 / 10)
SPLENDID(E) !
Les Bronzés demeure surtout et avant tout le film manifeste de l'équipe du Splendid. Un vivier de talents (Thierry Lhermitte, Michel Blanc, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier) ayant fait leurs classes chez Tsilla Chelton et qui réussirent à imposer à la fin des années 70 la formule du café théâtre à base d'improvisation et d'humour franchouillard. Après le succès de la pièce Amour, coquillages et crustacés, l'équipe de joyeux drilles décide de confier l'adaptation de celle-ci à un transfuge de la bande-dessinée, Patrice Leconte, qui avait déjà fait ses preuves avec son premier film, Les vécés étaient fermés de l'intérieur. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire rire une génération qui propulsa le film au rang d'oeuvre culte.
Véritable anti-thèse au comique visuel (à la Louis de Funès), l'humour de la troupe du Splendid et de Patrice Leconte doit son succès au réglage minutieux des gags et une gaîté franche. Grâce à leur don d'observation sociologique, la troupe n'épargne personne et raille le comportement du touriste solitaire avec justesse. Les Bronzés apparaît ainsi comme une suite moderne des Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati, l'absence d'un meneur de jeu en moins. Patrice Leconte affinera par la suite ce comique doux-amer dans des oeuvres ambitieuses telles que Tandem ou Le parfum d'Yvonne.
Par zoom-Cinema.fr le 1 novembre 1978.

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