Accueil > Musée haut, musée bas > Secrets de tournage

Musée haut, musée bas
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Musée haut, musée bas Affiche du film Musée haut, musée bas
 


50 %   (103 votes)

Donnez votre avis !

Ciné : 19 novembre 2008

Genre : Comédie.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Musée haut, musée bas

Secret de tournage du film Musée haut, musée bas

Les musées au cinéma

Jean-Michel Ribes adapte ici sa pièce à succès Musée haut, musée bas. Il dispose d'un casting hétéroclite comprenant les meilleurs acteurs de l'Hexagone. : Michel Blanc, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Daniel Prévost, Valérie Lemercier, François-Xavier Demaison, la cinéaste Tonie Marshall, Muriel Robin, Pierre Arditi et Isabelle Carré. Ou encore Philippe Khorsand dans son dernier rôle (l'acteur est décédé depuis). Le film rencontrera-t-il son public ? Rien n'est moins sûr.

Par le passé des films au casting quatre étoiles n'ont pas rencontré leur public, à l'image du long-métrage Les acteurs de Bertrand Blier. Par ailleurs, on notera que le musée devient à la mode pour tourner des huit-clos. Musée haut, musée bas donc, mais aussi La nuit au musée et La nuit au musée 2 avec Ben Stiller.

De la pièce au cinéma

Jean-Michel Ribes explique la genèse de son projet : "je vous avoue avoir été surpris par le succès presque immédiat qu’a rencontré la pièce. Au Rond-Point on refusait presque 200 personnes par jour, on l’a reprise deux années de suite, elle a été jouée à l’étranger, traduite dans plusieurs langues etc... J’ai réalisé une fois de plus que l’art n’était en rien le territoire réservé de quelques amateurs éclairés mais qu’il s’était infiltré à tous les étages de la société... Après tout, les gens aujourd’hui conduisent des voitures Picasso, se garent dans les parkings Vinci en trouvant le prix surréaliste (rires). Plus sérieusement, j’ai eu une fois de plus la confirmation que le public est curieux, inventif, avide d’inattendu, et que la culture surtout quand elle est joyeuse n’est pas comme l’assurent certains décideurs, une punition pour le plus grand nombre mais un plaisir. Après avoir assisté à la première représentation, Dominique Besnehard qui était mon agent à l’époque m’a aussitôt soufflé à l’oreille : « tu devrais en faire un film immédiatement ». C’est un homme d’intuition, il m’a présenté le producteur Frédéric Brillion d’Épithète films. Rencontre qui fut déterminante pour moi."

La transposition au cinéma


Jean-Michel Ribes explique ce que cette transposition sur grand écran apporte de plus par rapport à la pièce de théâtre qui a inspiré le long-métrage : "au contraire. Au théâtre le mouvement était perpétuel, le décor constitué de grands panneaux blancs bougeait sans cesse figurant les différentes salles. Quant aux couleurs c’était les costumes chatoyants des personnages qui s’en chargeaient. Tout filait, s’entrelaçait, galopait. La peur que j’ai eue avec le cinéma c’est que tout se fige devant son poids de réalité, de céder à la fascination des œuvres ou de l’architecture imposante des musées, que tout cela envahisse le film et passe devant la fantaisie du sujet pour devenir une sorte de documentaire sur l’art. Grâce aux décors de Patrick Dutertre et aux costumes de Juliette Chanaud qui avaient créé la pièce avec moi, nous sommes parvenus j’espère à redonner cette irréalité indispensable pour que naisse un musée que le film pourrait traverser tel un fleuve, passant de salle en salle, de personnage en personnage, emportant des morceaux d’histoires cocasses, imprévisibles, drolatiques, une sorte de mosaïque de vies au milieu de l’art... « L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressant que l’art » disait Robert Filliou."

La direction d'acteur

Jean-Michel Ribes, le réalisateur, explique comment il a dirigé ce casting 4 étoiles, composé des meilleurs comédiens de l'Hexagone : "très jeune, je me suis vite aperçu que Molière mal joué était un auteur médiocre. J’ai compris l’importance des acteurs pour transmettre le talent d’une œuvre et parfois même l’augmenter. C’est vrai je suis quelqu’un qui dirige les acteurs. Non pas pour les commander mais pour les conduire vers la partition que constitue toujours un dialogue. Peut-être aussi pour leur faire découvrir des zones d’eux-mêmes qu’ils ignoraient ou les faire simplement s’épanouir dans leur rôle, les rassurer. J’ai eu de vraies rencontres sur ce plan, entre autre avec Michel Blanc, Josiane Balasko, Muriel Robin. Quant au théâtre, il faut en finir avec ce vieil antagonisme théâtre/cinéma qui est un faux combat. Inutile de vous citer le nombre infini de chef-d’œuvre du cinéma, de Bergman à Lubitsch, qui viennent du théâtre. J’en ai beaucoup discuté avec Alain Resnais quand j’écrivais l’adaptation et les dialogues de son film Coeurs. Il me disait : « Dès que ce n’est pas théâtral je ne peux pas faire de cinéma ». Le mot théâtral ne veut pas toujours dire lourd, pesant, anti- cinématographique, il signifie parfois aussi un sujet fort, sans oublier que les grands dialogues ne sont pas simplement l’apanage de la scène. Quant à l’image c’est vrai que je m’y suis beaucoup attaché cherchant le maximum de fluidité, de rythme, de sursaut, raison pour laquelle j’ai choisi de travailler majoritairement avec la steadycam."

Par zoom-Cinema.fr le 19 novembre 2008.

Dernières réactions sur Musée haut, musée bas

Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Musée haut, musée bas" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Musée haut, musée bas.

Soyez le premier à commenter ce film !


       Email

Votre réaction :