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Rien à déclarer
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Rien à déclarer Affiche du film Rien à déclarer
 


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Ciné : 2 février 2011

Genre : Comédie.
Nationalité : Français

Interview exclusive de Dany Boon et Benoit Poelvoorde

Interview exclusive de Dany Boon et Benoit Poelvoorde

Parmi les films évènements de ce début d’année 2011 : Rien à déclarer, la nouvelle comédie de Dany Boon après le phénomène Bienvenue chez les ch’tis. L’histoire de deux douaniers, français et belge, qui vont devoir apprendre à collaborer. Rencontre avec Dany Boon et Benoit Poelvoorde.

zoom-Cinema.fr : comment vous est venue l’idée du film Rien à déclarer ?

Dany Boon :  "l’idée a émergée lors de la tournée de promotion de Bienvenue chez les ch’tis. Sans doute parce que j’ai multiplié les projections dans le Nord de la France et en Belgique et que j’ai donc franchi à de nombreuses reprises cette fameuse frontière entre les deux pays. Celle-ci n’existe plus bien sûr, mais je l’ai tellement passée étudiant, que ce soit pour aller faire la fête, acheter du sucre roux ou faire le tiercé de mon père… et toujours avec énormément d’angoisse.

Quand je suis repassé par cette douane que je connaissais si bien, je suis tombé sur un véritable no man’s land, avec des guérites vides, des commerces fermés, des maisons abandonnées… une sorte de ville morte. Cela a été un véritable choc !!!

Je suis alors allé rencontrer des douaniers pour qu’ils me racontent l’avant, les changements…Certains avaient même filmé au caméscope le dernier jour, celui de la fermeture. Je me suis aussi plongé dans les archives de l’INA de l’époque qui montraient notamment les grèves qui s’étaient déclenchées en forme de protestation…"

zoom-Cinema.fr : avez-vous ressenti une grande pression, après le phénomène Bienvenue chez les ch’tis ?

Dany Boon :  "oui, une très grosse pression. Beaucoup de réalisateurs et producteurs m’avaient d’ailleurs expliqué à quel point il était difficile de se remettre à l’écriture après un succès. Et qu’en général, en plus, ça se terminait par un ratage ! (rires)

Bertrand Blier m’avait même dit : "Bon courage pour le suivant ! Parce que moi, juste après Les Valseuses, j’ai fait un bide !» (rires)"

Mais, concrètement, à partir du moment où j’ai eu mon sujet, tout s’est bien passé. En tout cas, j’étais à l’aise avec mon histoire. Mais j’avais malgré tout, toujours dans un coin de ma tête, l’idée que j’allais être très attendu. Et je me suis surtout mis une pression en me disant qu’il ne fallait pas que je déçoive."

zoom-Cinema.fr : pourquoi avoir conservé la même équipe ?

Dany Boon : "je ne me force en rien. Par exemple, sur ce plateau nous avons décidé avec Pierre Aïm que contrairement à Bienvenue chez les ch'tis, il ne ferait pas le travail de cadrage pour qu’il se concentre totalement sur la lumière qui nécessitait un gros travail, notamment à cause de l’atmosphère hivernale.
Et je voulais qu’il puisse aussi faire des pauses, prendre du recul sur le plateau pour ne pas avoir en permanence le nez dessus. En plus, Pierre m’a conseillé un cadreur fantastique, Rodolphe Lauga qui a été essentiel, particulièrement sur les scènes d’action qui parsèment le film."

zoom-Cinema.fr : connaissiez-vous cet univers des douaniers ?

Benoit Poelvoorde : "non, contrairement à Bouli Lanners dont le père était douanier. Je n’ai par exemple aucun souvenir vraiment marquant de mes passages de douane. Mais je me suis régalé à porter l’uniforme. Plus que devenir un douanier d’ailleurs, c’est jouer l’ordre qui m’a plu ! Dès que tu endosses l’uniforme, 80% du personnage est là."

zoom-Cinema.fr : Benoit, vous retrouvez ici Bouli Lanners...

Benoit Poelvoorde : "c’est la huitième fois que nous travaillions ensemble ! Il croit qu’il joue toujours mon souffre-douleur. Mais quand on voit le film, c’est bien plus fort et plus subtil que ça. Il est vraiment magnifique car il se renouvelle à chaque fois. Mais là, on s’est dit qu’on arrêtait ! Ou alors que, la prochaine fois, il fera un méchant et moi un gentil !"

zoom-Cinema.fr : c'est la première fois depuis longtemps que vous acceptez de vous regarder à l'écran…

Benoit Poelvoorde : "je ne pouvais pas faire autrement car je l’avais promis à Dany. Cela fait en effet six ans que je n’avais pas vu un de mes films, parce que cela me parasite. Et puis là, pris dans l’énergie d’une soirée que je passais avec Dany, quand il m’a dit : «Pour le mien, s’il te plaît, fais une exception, j’aimerais tellement que tu le vois», j’ai répondu : «Pour le tien, j’irai !». Mais quand le jour J est arrivé, je n’en menais pas large. Je me voyais déjà entrer dans la salle et ressortir en catimini.

Une fois que j’étais dedans, je suis resté, mais je vivais une double angoisse. La première : me revoir à l’écran après tant d’années. La deuxième, liée au film lui-même. Mais Dany a réussi ce qu’il voulait : cet équilibre entre humour et tendresse. Il lui suffit d’ailleurs – et c’est sa grande force et son immense talent de conteur – d’un plan, le premier en plan séquence, pour installer son univers.

Dans ses films, tout paraît plus beau, des journaux aux pièces de monnaie… Il a reproduit ce qu’on adorait dans les comédies de Gérard Oury où le soleil brillait sur Paris comme on ne l’a jamais vu briller !"

Par Hervé le 14 janvier 2011.

Secrets de tournage du film Rien à déclarer

Secrets de tournage du film Rien à déclarer

Tournage

Après le phénomène Bienvenue chez les ch’tis, Dany Boon a disposé d’un budget plus important pour Rien à déclarer : 22 millions d'euros. Selon Pathé, le budget marketing du film oscille entre 1,2 et 1,5 million d'euros.

Le cinéaste en a profité pour prendre son temps et investir dans les décors. L’équipe de 200 personnes s’est installée à ValJoly, une station touristique située à 20 km de Macquenoise et de Chimay.

Le réalisateur a reconstitué une douane, comme à l’époque, Macquenoise, dans le Val d’oise. Plus de 50 décorateurs et menuisiers ont travaillé sur les décors !

Le poste-frontière est baptisé Courquain du côté français et Koorkin du côté belge.

Situé du côté français, le restaurant Le charlemagne, route de Macquenoise, a servi de cantine à Dany Boon et ses complices.

Quant au bar "Chez Marianne", il est transformé pour les besoins du film en une chocolaterie Godiva. A quelques pas, la station-service Texaco de Catherine Tonglet a été quelques peu transformée.

Enfin on voit Benoit Poelvvorde prier dans Collégiale Saints-Pierre-et-Paul de Chimay.

Présentation en avant-première dans le nord

Après Bienvenue chez les Ch'tis et ses vingt millions d'entrées, Dany Boon a présenté vendredi 10 décembre 2010 en avant-première au Métropolis de Charleville-Mézières son nouveau film Rien à déclarer, devant un public conquis d’avance.

Des inévitables "eh biloute" ont accueilli le réalisateur Dany Boon. Ce dernier était accompagné de Benoît Poelvoorde.


Les salles de Picardie, du Nord-Pas-de-Calais et de la Belgique auront la primeur d'accueillir "Rien à déclarer" le 26 janvier 2011, avant la sortie nationale prévue le 2 février. Ce dispositif de sortie différée avait fait ses preuves avec Bienvenue chez les ch’tis.

Par Hervé le 20 décembre 2010.

Dernières réactions sur Rien à déclarer

Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Rien à déclarer" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Rien à déclarer.

Ce film a 29 commentaires.


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