Critique du film Sans arme, ni haine, ni violence (7 / 10)
ESCROC MAIS PAS TROP
Jean-Paul Rouve, acteur talentueux, on n’en doutait pas.L e jeune homme ajoute une corde à son arc avec cette première réalisation qui manifeste une rare maîtrise pour un passage derrière la caméra. Loin de céder à toute facilité malgré son sujet en or, le réalisateur et comédien révèle la part d’ombre un héros, humain paumé, se retranchant derrière le faste et les paillettes. Prenant tout le monde à contre-pied, jouant sur les non-dits, se jouant des genres. Avec cette pointe de nostalgie et de tristesse indicible terriblement efficace. otalement exempt de longueurs (une rareté dans un premier long-métrage), Sans arme si haine ni violence bénéficie d’une direction d’acteur impeccable (Alice Taglioni, Gilles Lellouche). Le héros, tour à tour attachant, agaçant, provocateur, fascine assurément.ais loin de se concentrer uniquement sur l’exploit, le metteur en scène n’élude pas la faille d’un gangster aux airs d’Arsène Lupin, attiré autant par l’argent que la célébrité. Un homme perdu en Amérique du Sud. Là où les flashs ne crépitent plus, les caméras ne tournent plus. Un loser magnifique. Où l’anonymat pèse. Brillant exposé d’un film qui à l’image reste à l’image d’Albert Spagiarri : pour un coup d’essai c’est un coup de maitre.
Par zoom-Cinema.fr le 16 avril 2008.


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