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Sin City
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Sin City Affiche du film Sin City
 


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Ciné : 1 juin 2005

Genre : Fantastique.
Nationalité : Américain

Secret de tournage du film Sin City

Secret de tournage du film Sin City

La création de Sin City

"Pour rendre à l'image l'atmosphère sombre et pluvieuse de SIN CITY, il fallait absolument retranscrire ce qui est visuellement saisissant dans les livres. Il a fallu tourner devant des écrans verts parce que les images et la lumière des livres de Frank Miller sont impossibles de recréer dans la réalité» explique le réalisateur. Pour la plupart des acteurs, le travail avec un écran vert représentait une expérience nouvelle. Parfois même leurs partenaires dans une scène n'étaient là que de façon virtuelle. La première source d'inspiration restait les dessins de Frank Miller. Benicio Del Toro raconte : "au début, c'était assez étrange de se trouver dans cet environnement où tout vient uniquement de votre imagination. Rien n'est vraiment là. Il a fallu apprendre à ignorer tout ce vert et à remplir tout ça avec les images que je voyais dans mon cerveau. Travailler ainsi s'est révélé passionnant. Robert et Frank Miller sont des magiciens." Bruce Willis rajoute : "Ca m'a rappelé quand je faisais Pulp Fiction, parce que jusqu'à la fin, je ne savais pas comment mon rôle allait interagir avec tout le reste. "

Les effets visuels.

Une fois les acteurs filmés devant des fonds neutres, l'équipe des effets visuels a fabriqué pas à pas le monde qu'ils habitent. "Reproduire les images très particulières de Frank Miller était vraiment une gageure. Tout est si net, si dépouillé que nous avons fait exactement comme Frank Miller quand il les a dessinées. Nous avons réduit les décors à l'essentiel, obtenant un style tout sauf naturaliste mais qui sonne juste. Puisque je tourne en couleur, nous avons désaturé jusqu'à obtenir un noir et blanc net. Mais je pouvais à tout moment remettre de la couleur en post production. Il devient alors possible d'utiliser la couleur comme une arme, un outil de narration très puissant. En même temps, cela permet d'atténuer la violence de certaines images en faisant du sang cet élément blanc très BD qu'on voit dans les livres." Quand le temps est venu de faire appel à un studio d'effets spéciaux extérieurs, Robert Rodriguez a fait un choix peu ordinaire : il a engagé non pas un mais trois studios- un pour chaque histoire. Cela permet de développer de façon subtile un style visuel particulier et distinct pour chaque histoire. A différents stades, il a soumis ses images à l'examen le plus impitoyable qui soit : le regard des fans… Il a en effet projeté ses images à des conférences sur la BD pour voir leurs réactions…

De la BD au film

SIN CITY est un chef d'œuvre de la bande dessinée contemporaine. Son auteur, Frank Miller et Robert Rodriguez font aujourd'hui surgir sur grand écran les aventures qui ont déjà fasciné des milliers de lecteurs. Sin City est une ville en noir et blanc, au propre comme au figuré. Dans cet univers de contrastes absolus, la couleur est rare et les oppositions puissantes. Cette cité imaginaire a été conçue comme un univers sans pitié aux pulsions et émotions brutes. Née en 1991 de l'imagination de Frank Miller, Sin City est devenu l'un des romans graphiques les plus plébiscités de sa génération. Avant de créer Sin City, il a été salué pour son travail sur Daredevil chez Marvel Comics et surtout Batman : The dark Night Returns. Comme les romans et le films noirs des années 40 et 50, Frank Miller a situé ses comics dans un univers hors de toute limite. L'ultime frontière urbaine américaine est dépeinte dans toute sa dureté. Les dialogues sont brefs, les marginaux en lutte permanente contre le système, et sous une surface lisse, on sent bouillir en permanence la rage et le désir.

Convaincre Frank Miller...

Au départ, Frank Miller refusait de voir son œuvre adapté au cinéma. "Je pensais que ça ne pouvait pas marcher, et que l'industrie cinématographique serait incapable de traiter mes comics sans les transformer en quelque chose qu'ils ne sont pas. Je me suis cramponné à ce point de vue jusqu'à ce que ce type, Robert Rodriguez, commence à assiéger mon avocat, puis mon éditeur, puis à me traquer, moi… et en définitive, il m'a plu !". Robert Rodriguez n'a jamais reculé devant un risque : "je suis tombé raide dingue de Sin City dès la première page. Dans un magasin de BD, ces livres vous sautent à la figure parce qu'ils tranchent complètement visuellement. Ils ne ressemblent à rien de ce qui existe.".  Le cinéaste a tellement aimé les livres qu'il a voulu littéralement traduire la vision sans compromis de Frank Miller à l'écran. La traduire et non l'adapter : "je ne voulais pas faire le SIN CITY de Robert Rodriguez, mais celui de Frank Miller ! J'ai aimé que les dialogues ne sonnent pas comme des dialogues de film, que les visuels ne ressemblent à rien de ce qu'on peut voir au cinéma. Je savais qu'avec la technologie que j'avais déjà appris à utiliser, la mise en lumière, la photo, les effets visuels, c'était possible." Comme Frank Miller était toujours sceptique, Robert Rodriguez a tourné à ses frais quelques premiers tests pour montrer à l'auteur ce qu'il avait en tête. Frank a été époustouflé, l'aventure a commencé. Le cinéaste a alors retranscrit trois des livres de Frank dans un seul scénario, Sin City, Grand Carnage et Enfant de salaud.

Trois histoires, deux réalisateurs, une vision.

Robert Rodriguez a toujours voulu que Frank Miller soit au centre du projet : "je ne voulais pas qu'il soit simplement un producteur ou un créateur de BD, je le voulais comme co-réalisateur, afin que les acteurs et l'équipe technique écoutent ce qu'il avait à dire. » En prenant cette décision, le cinéaste a du quitter la Director's Guild of America, pour qui il ne peut y avoir qu'un seul réalisateur par film." En revanche, le réalisateur n'a pas eu de problème pour son réunir son incroyable casting : "quand vous avez un projet aussi novateur et solide, c'est facile d'attirer de bons acteurs. Nous avons rencontré Mickey Rourke, le lendemain Bruce Willis, et tout s'est déroulé ainsi !"

Le succès de Sin City est tel que deux suites seront tournées : Sin City 2 et Sin City 3. Frank Miller est lui passé depuis derrière la caméra notamment avec The Spirit (2008).

Par zoom-Cinema.fr le 1 juin 2005.

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Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Sin City" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Sin City.

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