Critique du film Un amour à New-York (5 / 10)
DESTINY'S CHILD
L'histoire et le thème sont plus que rebattus (le trop bel ajustement des destins, finiront-ils ensemble ?), et pourtant, pour peu que l'on soit bien luné et de bonne humeur, on marche. Le couple Kate Bekinsale ("Shooting Fish", "Beaucoup de bruit pour rien", "Pearl Harbor") - John Cusack ("High Fidelity", "Couple de stars") demeure en tous points charmant et délicieux. Le scénario habile, dans la droite lignée des jeux de l'amour et du hasard façon "Pile ou Face" ou "Le battement d'ailes du papillon", joue habilement sur les coïncidences fortuites et les hasards. Et les second rôles sont particulièrement soignés et drôles, à l'image de ce vendeur de grand magasin procédurier (le père d'"American Pie") ou de la meilleure amie de Kate-Sarah, follement déjantée. Certes, "Un amour à New-York" n'est pas exempt de quelques défauts et autres clichés inhérents au genre (ah les couchers de soleil de carte postale) et autres tics cinématographiques (jeu sur le temps avec les horloges, accélérés, contre-plongée quasi systématiques, accélérés ?). L'effet de surprise est également altéré dès le départ puisque le titre du film en anglais "Serendipity" signifie "accident heureux"? Mais le film de Peter Chelsom reste une comédie romantique sans prétention, foncièrement plaisante. Les diabétiques peuvent se goinfrer sans aucun problème : on a vu bien plus indigeste dans le même genre ("Un mariage trop parfait" avec Jennifer Lopez par exemple)
Par zoom-Cinema.fr le 20 février 2002.


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