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 Jane Birkin

Jane Birkin

Nom : Birkin
Prénom : Jane
Date de naissance : 14 décembre 1956
Âge : 63 ans
Site officiel : http://www.janebirkin.net/
Nationalité : Britannique



L'actualité récente de Jane Birkin

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Biographie

Jane Birkin est née à Londres le 14 décembre 1946, d'une mère comédienne, Judy Campbell, et d'un père commandant dans la Royal Navy, David Birkin. Elle monte sur les planches à 17 ans et rencontre John Barry, qui l'engage en 1965 pour sa comédie musicale Passion Flower Hotel. Ils se marient peu après, et en 1967, Kate voit le jour.

A vingt ans, Jane se fait remarquer dans Blow-up, le film scandale d'Antonioni consacré à Cannes. En France, Pierre Grimblat est sur le tournage de Slogan. Il cherche une anglaise pour donner la réplique à Serge Gainsbourg. L'artiste est déjà célèbre en marge du courant yéyé, mais l'homme vit difficilement sa rupture avec Brigitte Bardot. Jane débarque pour un bout d'essai ; elle parle à peine français, ignore tout de son partenaire et fait les frais de son dépit amoureux. Lui, plus bourru que jamais, malmène la jeune effarouchée, et la fait fondre en larmes devant la caméra. Ainsi commence leur mythique histoire d'amour dans le Paris de 1969. Ils ne se quittent plus et créent la légende dans les bars "underground" où souffle le vent libertaire post soixante-huitard. Voix et corps lascivement alanguis, ils enregistrent Je t'aime moi non plus. Jane prête sa candeur à l'érotique rengaine et défraye la chronique. On retrouve le morceau sulfureux dans l'album Jane Birkin Serge Gainsbourg, sorti en 1969. Jane y interprète quatre titres seule, d'autres en duo avec Serge, dont l'indémodable 69 année érotique. La censure se déchaîne, le disque se vend à un million d'exemplaires en quelques mois. Le couple fait la "une" des magazines, suscite les émois médiatiques, et s'en amuse. Leur fille Charlotte naît en 1971.

En 1973 sort Di Doo Dah, son premier album solo. Cette même année, elle se révèle tragédienne au cinéma, notamment dans Sept morts sur ordonnance. Si ses performances sont éclipsées par les mièvreries "érotico-kitsh" du moment, la gracile Jane se prête de bonne grâce à l'image d'anglaise éthérée qu'on lui accole, et contribue au succès de ces productions commerciales. On lui doit aussi la réussite populaire en 1974 et 1975 de deux comédies de Claude Zidi : La moutarde me monte au nez et La course à l'échalotte avec Pierre Richard.

En 1975, les amants terribles sont de retour avec Je t'aime moi non plus, le film. Le Pygmalion y explore une thématique homosexuelle, servie par l'ambiguïté de sa muse androgyne. La France puritaine crie à l'outrage, la critique éreinte le film. Jane retrouve les studios d'enregistrement. Lolita go home sort en 1975. Jane chante les textes de Philippe Labro sur des musiques de Gainsbourg. En 1978, c'est Ex-fan des sixties et le charme opère. Le public est séduit par l'accent acidulé de Jane, sa voix mi-aiguë mi chuchotée, et l'atmosphère ouatée qu'elle insuffle aux textes torturés de Serge.

En 1981, Jane quitte Serge. Elle vit alors avec Jacques Doillon, qui impose la comédienne dans un registre résolument dramatique. Serge Gainsbourg souffre de la séparation, et lui avoue pudiquement en lui livrant Baby alone in Babylone. Jane, bouleversante interprète des fêlures de l'auteur, fait frissonner la complicité des amants désunis derrière chaque note de Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve, des Dessous chics, ou de Norma Jean baker. Les années 80 sont glamour, et Jane, est en état de grâce.


Lou naît en 1982, son album est disque d'or et les réalisateurs comme Jacques Rivette ou Régis Wargnier rejoignent sa sensibilité artistique. En 1985, Jane monte pour la première fois sur scène, au théâtre, pour interpréter La fausse suivante au Théâtre des Amandiers de Nanterre, sous la direction de Patrice Chéreau. C'est grâce à cette expérience et à la confiance en elle que lui a données ce metteur en scène que Jane a puisé son envie d'affronter la scène en tant que chanteuse ; c'est ainsi après la sortie de Lost song en 1987, Jane monte sur scène, au Bataclan "pour épater Serge". La mise en scène minimaliste, signée Philippe Lerichomme, son directeur artistique, sert l'ambiance tendre et poétique du récital qui comporte vingt titres, dont une poignante reprise d'Avec le temps de Léo Ferré. C'est un succès. Jane Birkin aborde la quarantaine épanouie, en artiste à part entière, et tourne la page de l'éternelle adolescente.

En 1990, Serge Gainsbourg lui consacre un nouvel album-déclaration: Amours des feintes. Ce sera le dernier. Il s'éteint le 2 mars 1991. Quelques jours plus tard, David Birkin disparaît. Jane est anéantie. Lorsqu'elle apparaît sur la scène du Casino de Paris, l'ambiance est recueillie et l'émotion palpable.

Soutenue par les siens, Jane achève sa tournée en juillet 1992 aux Francofolies de la Rochelle, en déposant le micro à terre. Sa façon à elle de lui dire adieu. L'idée d'arrêter la soulage. Elle se ressource dans l'intimité de l'écriture et se consacre à ce qui lui est cher : sa famille et l'humanitaire. Elle chante notamment pour Amnesty International, réalise un court-métrage pour la lutte contre le sida, et part pour Sarajevo en pleine guerre pour l'Association Paris-Sarajevo.

Ses fans qui la pressent de continuer à leur "chanter Serge", seront exaucés en 1996, année de Versions Jane, où différents artistes comme Goran Bregovic ou le percussionniste sénégalais Dudu N'Diaye Rose réorchestrent 15 oeuvres du répertoire de jeunesse de Serge Gainsbourg. La tonalité d'ensemble est nostalgique, mais le public plébiscitera La gadoue et son rythme enlevé, relooké par Les Négresses vertes, trente ans après la version originale.

En 1998, Jane enregistre A la légère. Dans cette nouvelle aventure, qu'elle qualifie "d'infidélité totale", elle invite 12 auteurs à lui composer 12 titres inédits. Pour la première fois, Serge Gainsbourg ne signe ni paroles, ni musiques, mais il inspire chaque création. Parmi les complices : Chamfort, Souchon, Voulzy, Françoise Hardy, MC Solaar, Marc Lavoine, Daho ou Zazie.

En 2002, Jane a envie de défendre à sa manière les couleurs d'Elisa, Les dessous chics, sa chanson préférée, ou Amours des feintes. Sous pavillon oriental, elle emmène les chansons de Serge, sous des cieux "à la fois algériens, andalous, juifs et gitans".

En 2003, Jane présente Arabesque en France, ainsi qu'à Londres, en Espagne, en Italie, en Allemagne, au Canada, à New York et en Asie. Filmé au théâtre de l'Odéon à Paris, l'enregistrement du spectacle est sorti chez Capitol en Cd et DVD, fin Octobre 2002.

Elle publie "Rendez-vous" en 2004, son déjà fameux album de duos (avec Françoise Hardy, Bryan Ferry, Etienne Daho, Brian Molko, Miossec ou Beth Gibbons), une manière de faire face, de trouver l'harmonie dans celle des autres. Mais finalement, "Rendez-vous" ne l'avait portée qu'à mi-chemin, entre elle et les gens, entre la France et l'Angleterre, entre l'envie et la quête. Soudain, elle a éprouvé le besoin de "revenir à la maison" et c'est avec ses mots, toujours un peu en équilibre précaire entre deux langues que tout oppose

Après un retour au théâtre dans le rôle d'"Electre" de Sophocle de novembre 2006 à mars 2007 (au Théâtre des Amandiers de Nanterre et dans une quinzaine de villes françaises), Jane Birkin réalise son premier long métrage en tant que réalisatrice et comédienne : "Boxes", présenté dans la Sélection Officielle hors compétition au Festival de Cannes 2007.

Les films réalisés :


  • Boxes

    Genre : Drame , sorti en France le : 06/06/2007 , durée : 01h35

Filmographie sélective :