Critique du film Arthur et les Minimoys (7 / 10)
MICROCOSMOS
La presse a souvent reproché à Luc Besson son côté enfantin, filiation directe avec Steven Spielberg en matière de ludisme. Un grief à l’encontre du réalisateur à succès, plus ou moins justifié.
Force est de reconnaître, que du Grand Bleu en passant par Angel-A, ses héros éludent le plus souvent la réalité, repliés sur eux-même tels des petits garçons et filles, repoussant le monde des adultes pour se réfugier dans l’infiniment grand (Le Grand Bleu) ou le retour à la nature (Léon / The Professionnal qui se ballade avec sa plante verte).
De cette naïveté, soi-disant faiblesse, le metteur en scène en fait une force pour son auto-proclamé ultime film.
Avec Arthur et les Minimoys, le cinéaste s’en donne à cœur joie.
Le plaisir est au rendez-vous dans cette univers bariolé. Montage elliptique ne laissant aucun répit au spectateur, personnages foncièrement attachants…
En portant à l’écran son best-seller, Luc Besson a réussit son pari.
D’autant que, tout comme bon dessin-animé intelligent qui se respecte, lorgnant du côté des productions anglo-saxonnes (Happy Feet, Souris City / Flushed Away et surtout L’âge de glace 2 / Ice Age 2 : The Meltdown), le réalisateur n’en oublie pas les clins d’œil aux adultes (Pulp Fiction, La fièvre du samedi soir) et un message écologique qui devrait satisfaire au plus haut point Nicolas Hulot.
En s’investissant à un degré très élevé pour cette dernière aventure, où il met beaucoup de lui-même, le cinéaste n’en rend ce dernier long-métrage que plus émouvant.
Par zoom-Cinema.fr le 13 décembre 2006.


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