Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique du film

Affiche miniature du film Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan Affiche du film Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
 


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Ciné : 15 novembre 2006

Genre : Comédie.
Nationalité : Américain

Critique du film Borat (7 / 10)

POUR LE MEILLEUR ET POUR LE RIRE


Il faut savoir changer de certitude : le plus bête des deux n'est pas celui qu'on croit de prime abord. Avec son personnage de Borat, Sacha Baron Cohen nous déconcerte, comme ses interlocuteurs d'un jour. Adoptant la tactique de l'éléphant dans un magasin de porcelaine, ce faux journaliste du Kazakstan se révèle être un cousin trash de Michael Moore. L'intelligentsia, du Monde à Première, s'est extasié devant les aveux et confidences obtenues par cet imposteurs de génie. Il faut reconnaître que sa méthode se révèle d'une redoutable efficacité, soulignant les contradictions d'une Amérique empêtrée dans sa suffisance (la scène du rodéo où l'hégémonie de la toute puissante Amérique demeure remise en cause), ghettoisée et fragmentée. D'où des scènes criantes de vérité, saupoudrées de propos racistes (les juifs, les noirs), condescendants (l'américanisation d'êtres soi-disant non civilisés), baignant dans le puritanisme (Jésus aime tout le monde, même les plus méchants), voir même misogyne (la femme réduite à l'état d'objet comme Pamela Anderson).

Le constat se révèle sans pitié et n'épargne personne, toute les couches de la sociétés sont passés au scanner Borat. Un héros enfonçant les portes-ouvertes pour souligner la bêtise crasse de ses contemporains. Le film de Larry Charles a tout de l'exercice jouissif, même si on pourra reprocher le goût parfois douteux de ses pièges, mélange de Jackass, Michael Youn (Les 11 commandements) et Les Nuls, tel cette poursuite dans les couloirs de l'hôtel en tenu d'Adam.

Un miroir peu reluisant de la première puissance mondiale, sous le vernis du politiquement correct et d'une farce géante.  Une belle illustration du proverbe "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" façon Jean Yanne, pour un constat implacable.

Par zoom-Cinema.fr le 15 novembre 2006.

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