Critique du film Da Vinci Code (6 / 10)
DECEPTION POINT
Dans la série des adaptations de best-sellers, deux écoles coexistent en parallèle. D'un côté, l'adaptation littérale. Exemple : Harry Potter, version Chris Columbus. Et puis celle qui transcende l'oeuvre, comme le fit Peter Jackson avec Le Seigneur des Anneaux. En s'attaquant à Da Vinci Code, Ron Howard se range dans la première catégorie. Guère étonnant, de la part d'un réalisateur davantage réputé pour son conformisme, son classicisme (voir l'ennuyeux et multi-Oscarisé à tort Un homme d'exception). Les admirateurs de Dan Brown (Anges et démons, Da Vinci Code, Deception Point) ne crieront donc pas au scandale. Tout comme l'Eglise, qui n'a rien à craindre de ce soi-disant brûlot, qui retombe comme un soufflé. Le cinéaste, loin de s'approprier le roman, dirige ses acteurs sans conviction. Délaissant même au passage certains (sous-exploité Jean Reno). Tom Hanks ne brille pas autant que dans des rôles passés (Philadelphia), et le passage à Hollywood d'Audrey Tautou n'a rien de transcendant. Un ensemble terne, pour une intrigue à priori foisonnante d'idées. Le spectateur regarde défiler le spectacle, plaisant certes, mais sans se délecter pour autant. Correct, tout juste. Pas de quoi cependant fustiger ce divertissement plan-plan mais honnête, comme le firent nos confrères lors de la projection Cannoise.
Par zoom-Cinema.fr le 17 mai 2006.


Soyez le premier à commenter ce film !