Inglourious Basterds
Critique du film

Affiche miniature du film Inglourious Basterds Affiche du film Inglourious Basterds
 


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Ciné : 19 août 2009

Genre : Guerre.
Nationalité : Américain

Pour une poignée de références (6 / 10)

"Un western spaghetti durant la Seconde Guerre Mondiale", c'est comme ça que Tarantino l'avait défini et c'est bien comme ça qu'Inglorious Basterds sonne le plus juste.

Des plans à la musique en passant par le montage et toutes les références visuelles et dialoguées dans le film, c'est une déclaration d'amour au spaghetti et au cinéma que nous offre le cinéaste. Assurément pas le plus jouissif Tarantino mais un beau film au niveau de la réalisation, classique et assumée. Les plans sont magnifiques, les tensions parfaitement construites (la scène d'ouverture, superbe) et les fusillades qui éclatent d'un coup sont brutales et immédiates. Le film propose autant des moments de drame ou de tension pure que des scènes plus kitsch (un Adolf Hitler ridicule au possible) ou jouant sur le burlesque des situations.

Peu d'action en comparaison des films précédents du réalisateur, il est finalement dommage que les Basterds ne soient pas plus mis en scène, servant plus de décor dans le film qu'autre chose. Le titre du film  trompe aussi sa came sur le "massacre de nazis" purement graphique que l'on espérait dans une veine de séquences aussi affolantes que les fusillades de Pulp Fiction et Reservoir Dog ou les tueries en animation filtrée et les combats au katana de Kill Bill... Les acteurs se débrouillent comme ils peuvent, mais on s'attache difficilement aux personnages, un comble dans un Tarantino. Mélanie Laurent en fait trop dans le glamour tragique, et seul Christopher Waltz tire son épingle du jeu, par son personnage outrageusement détestable et grotesque.

Inglorious Basterds est un film qui mérite d'être vu sur grand écran rien que pour le genre,  moins laborieux que  ne l'était Deathproof, mais plus classique et moins jouissif qu'un Pulp Fiction. C'est un bon film, si on s'y immerge et qu'on prend le temps de l'apprécier, mais beaucoup trop méticuleux et chirurgical dans sa réalisation, si bien qu'il en vient à se perdre dans d'inutiles longueurs et que l'on regrette que les Basterds ne soient finalement pas les héros de la pellicule... Le film se termine sur une conclusion mordante qui ne rehausse pas la maladresse de trop de scènes inutiles qui nuisent aux quelques sublimes séances de joutes verbales enrobées d'une tension parfaitement dosée. Un bon film, mais seulement un honnête Tarantino.

Par Laurent B. le 30 avril 2010.

" I want my scalps !" Oh yeah (8 / 10)

Tarantino, il y a ceux qui aiment, et ceux qui n'aiment pas.  Avec Inglorious Basterds, il réconcilie tout le monde.

 Les plus férus y trouveront bien entendu leur compte mais les plus réticents ou non connaisseurs du bonhomme, eux aussi. Alliant une nouvelle fois avec brio humour noir et la violence trash, le réalisateur prouve qu'il n'a pas perdu une once de sa verve. Force est de constater qu'il aime toujours autant  associer le délire au sérieux (d'un côté Brad Pitt et son accent du Tennessee, de l'autre, l'extermination des Juifs durant la seconde guerre). Quant au scénario, le spectateur ne peut que se retrouver dans un état de jubilation à l'écoute des dialogues écrits avec maestria par un maître en la matière (mention spéciale pour le monologue de Christoph Waltz dans le premier quart d'heure du film).

 Le casting est tout simplement exquis et pas une seule minute ne passe sans que l'on ne savoure la performance de ces acteurs et actrices qui  collent à leur personnage. Cocoriquo pour notre petite Mélanie Laurent qui sublime l'écran sans être dans l'ombre des vedettes. Mais la palme (référence obligée) revient in-con-tes-ta-ble-ment à Christoph Waltz. L'acteur Autrichien se révèle être un véritable performeur dans son domaine : un fin mélange de manipulateur et de psychopathe terrifiant, tout ça version Clark Gable : du jamais vu.

 Cinéphage et historien, Tarantino multiplie les références ; Un délice pour ceux qui les comprennent. Il renouvelle sa façon de filmer et sa caméra s'en trouve plus posée par rapport à ses précédents opus. Rien à redire.

 Bref. Difficile de ne pas adhérer. Une réussite !

 

Par Tiffany le 28 août 2009.

Vengeance (8 / 10)

Revoilà le petit génie Quentin Tarantino. Une fois encore, le cinéaste connaît ses classiques (Les 12 salopards), les malaxe, les triture, les recycle pour en faire un objet cinématographique personnel. Le réalisateur s'amuse à se détacher des codes du genre. Une grande farce, comme le metteur en scène a le secret, fait de bons mots drôlissimes. Inglorious Basterds impose une fois encore le style tarantinesque, un savant mélange de violence, d’humour noir et de dialogues savoureux. Le cinéaste à ce don pour écrire des répliques qui font mouche. Le premier quart d'heure confirme cette délectation et plaisir des mots, la capacité à instaurer une ambiance si particulière. Un mélange de tension et de fausse connivence (les deux hommes partagent le plaisir de fumer la cigarette et la pipe). On y voit un colonel allemand dont l'extrême civilité contraste avec l'ignominie absolue de ses actes. Une scène qui renvoie avec malice aux conventions du "cinéma hollywoodien à l’étranger". Jamais l’ironie n’avait été poussée aussi loin. A ce titre le passage du français à l’anglais demeure une trouvaille excellente et diablement osée.  Ironie et torture intellectuelle.  Un plaisir démultiplié par l’interprétation : le réalisateur trouve en Christoph Waltz, un truculent comédien capable de donner vie à des saillies verbales délectables, entièrement au service de répliques excellentes ("Bingo !" déclare-t-il avec une mine réjouie). Avec Inglorious Basterds Quentin Tarantino a réussi à se renouveler, bien loin des échanges verbaux et bavardages interminables de ces premiers films (Pulp Fiction). Des personnages farfelus au service d'un long-métrage à l’ampleur et densité stupéfiante. Brillant, excitant, exaltant.

Par zoom-Cinema.fr le 21 juillet 2009.

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