Les Promesses de l'ombre
Critique du film

Affiche miniature du film Les Promesses de l'ombre Affiche du film Les Promesses de l'ombre
 


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Ciné : 7 novembre 2007

Genre : Policier.
Nationalité : Britannique

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Critique du film Les Promesses de l'ombre (7 / 10)

DE L’OMBRE A LA LUMIERE

Les promesses de l’ombre prolonge admirablement A History of violence, creusant un peu plus le sillon creusé par David Cronenberg dans son précédent long-métrage. n particulier sur le thème récurrent de la recherche de l’identité. Comme une cascade de dominos, un jeu de rôles et de masques, où la véritable personnalité se dévoile au fil du récit, de l’ombre à la lumière. Remettant en causant tout ce qui précédait. Dans le cas présent, les métiers, la façade sociale n’est qu’un leurre (une homosexualité latente pour le truand, le vieillard violeur, agent double infiltré), brouillant la nature intrinsèque, souvent bien plus trouble, du personnage.

Incontestablement riche, Les Promesses de l’ombre invitent à de multiples lectures et à la réflexion sur les apparences, au gré d’une mécanique bien huilée. Maître en la matière David Cronenberg frappe fort avec des scènes tranchantes, juste intercalées au moment adéquat. Un sens du timing impressionnant. Dans le rôle principal Viggo Mortensen trouve une nouvelle fois un rôle ambigu à la mesure de son talent, sans concession ni demi-mesure.

H.T

 

 

C'est à Londres que se situe l'action du nouveau film de David Cronenberg (History of violence) où la mafia russe, incarnation récurrente du mal chez les Américains, vit en clan. On se trouve alors plongé dans la famille des Vori v'zacone, avec le parrain et le fils brute et bête, accompagné de son chauffeur. Ces deux là font la paire mais au final, le meneur n'est pas celui qu'on croit. Entre le fils homosexuel refoulé et le mystérieux chauffeur, c'est ce dernier qui mène la danse. Si les scènes de violence sont rudes, on n'en est guère surpris : combat à l'arme blanche dans un sauna, viol "forcé" d'une prostituée, dissection d'un macchabé ; du David Cronenberg en concentré ! A côté de tout ça, la frêle Naomi Watts en paraîtrait presque un peu trop fade. Elle parvient cependant à rester authentique, l'essentiel !

Quant à Viggo Mortensen, il arrive toujours autant à s'approprier ses rôles, que ce soit en cow-boy dans Hidalgo, en sage roi veillant sur les hobbits dans Le Seigneur Des Anneaux, ou encore en gangster amnésique dans History of violence. Ici, convaincant en chauffeur trouble. Pour ce qui est du Frenchy le plus américian, Vincent Cassel, on n'est à peine étonné de le voir à nouveau interpréter le méchant de l'histoire. Il excelle toujours dans son genre, mais à être cantonné aux rôles de bad boy, on pourrait rapidement s'en lasser. Pour résumer : une bonne intrigue, de bons acteurs, une mise en scène digne d'un David Cronenberg, un film fort, à voir même si l'on n'est pas adepte de la violence pure et dure.

Tiffany

Par zoom-Cinema.fr le 7 novembre 2007.

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