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Max Payne
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Max Payne Affiche du film Max Payne
 


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Ciné : 12 novembre 2008

Genre : Action.
Nationalité : Américain

Photos du film

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Secret de tournage du film Max Payne

Secret de tournage du film Max Payne

Du jeu vidéo au film

Deux tendances émergent ces dernières années à Hollywood. Les adaptations de BD de Spider-Man à X-men en passant par Batman (le triomphe The Dark Knight). Mais aussi les daptations de jeux vidéos. Angelina Jolie avait ouvert la brêche avec Tom Raider. Suivi de Milla Jovovich dans Resident Evil. Et maintenant Mark Wahlberg dans la peau de Max Payne. Le film a pris sans supris la tête du box-office américain lors de sa sortie à l'automne 2008. Max Payne, héros d’un très célèbre jeu vidéo, est un flic désabusé aux méthodes musclées qui enquête sur une série de meurtres liés à la mort de sa femme et de son enfant. Face à lui, les forces du mal de notre monde et de l’au-delà conspirent pour dissimuler l’horrible vérité, et le faire taire à jamais. John Moore a imaginé son nouveau film comme un thriller d’action noir. Connu pour l’esthétique stylisée de ses films, il s’est servi de la caméra subjective pour placer les spectateurs dans le monde et la peau de Max Payne, et d’une nouvelle caméra pour créer des ralentis qui renforcent l’action, le mystère et l’imagerie teintée de surnaturelle du film. Aux côtés de Mark Wahlberg on retrouve Olga Kurylenko, qui joue la nouvelle James Bond Girl dans Quantum of solace aux côtés de Daniel Craig. Les aventures de 007 sont sorties une semaine avant Max Payne.

Max Payne au cinéma

Bien avant que John Moore ne tourne les premières images de son film, Max Payne a d’abord été une franchise de jeux vidéo dont le premier volet, Max Payne est sorti en 2001, suivi en 2003 de Max Payne 2 : The Fall of Max Payne. Très largement salué par les joueurs et les critiques pour la beauté des mouvements des personnages, ses cinématiques et ses niveaux entrecoupés de superbes romans-photos, le jeu se déroule dans un univers sombre inspiré des films noirs, et met en scène des fusillades durant lesquelles le joueur peut activer un mode ralenti pour viser avec plus de précision. Contrairement à la plupart des jeux vidéo qui sont difficilement transposables sur grand écran, l’histoire de ce policier solitaire assoiffé de vengeance semblait faite pour être adaptée au cinéma. La productrice Julie Yorn raconte : "l’adaptation de « Max Payne » a été un vrai défi. L’histoire et la toile de fond du jeu vidéo étaient très claires, mais quand nous avons commencé à écrire, nous avons réalisé que le film devait être différent du jeu tout en respectant son esprit et son style uniques." Les producteurs et le studio ont examiné un très grand nombre de pitchs différents avant d’être séduits par celui de Beau Thorne, qui signe avec Max Payne son premier scénario. Julie Yorn déclare : "sa vision nous a immédiatement séduits. Il a trouvé le moyen de donner encore plus de relief à l’histoire. Non seulement il a parfaitement saisi le désespoir du personnage, mais il a été capable de créer un monde d’illusions et d’ombres, une atmosphère surnaturelle qui ne faisait pas partie du jeu." Beau Thorne raconte : "je me suis appuyé sur l’histoire et les cinématiques du jeu vidéo pour définir la base du film. Le jeu est très cinématographique sur le plan visuel, son action ressemble beaucoup à celle d’un film, mais il faut entre huit et douze heures pour le terminer, il fallait donc condenser et supprimer certains éléments pour l’adapter au cinéma. J’ai fait le tour de tout ce qu’il y avait à découvrir dans le jeu et j’ai ensuite essayé de simplifier et d’alléger l’intrigue. Le défi était de rester fidèle au jeu tout en lui donnant une nouvelle dimension pour en faire un thriller bien ficelé. »

Ralentis et Bullet-Time


Pendant que Beau Thorne travaillait sur le scénario, le studio contactait John Moore, réalisateur bien connu pour l’esthétique de ses trois films précédents, afin de lui proposer de diriger le projet. Après avoir accepté, John Moore a participé avec Beau Thorne et les producteurs à l’écriture du scénario. John Moore observe : "le processus d’adaptation du jeu était délicat parce que nous devions amener les spectateurs à accepter de lâcher leurs manettes de jeu pour me laisser prendre les commandes de l’histoire. Il fallait aussi créer quelque chose d’excitant pour le public et le plonger au cœur de l’action, comme dans le jeu vidéo. Nous avons pensé que la meilleure façon d’y parvenir était de tourner en caméra subjective. Cela donne le sentiment d’être dans la peau de Max Payne et de cogner soi-même les méchants."
Pour donner plus d’intensité et de style à l’action, John Moore a reproduit dans certaines scènes les ralentis et l’effet « bullet-time » que les joueurs peuvent activer pendant les fusillades dans le jeu vidéo et qui avait été popularisé au cinéma par Matrix. John Moore raconte : "comme je ne voulais pas imiter les superbes ralentis et les bullet-time de John Woo ou des frères Wachowski dans la trilogie Matrix, nous avons mis au point une nouvelle technique avec la caméra numérique Phantom qui permet de filmer mille images par seconde. Le résultat est très impressionnant." Le style visuel saisissant et très épuré de John Moore apporte au film un souffle lyrique qui donne plus de force encore au mélange d’histoire de vengeance, d’éléments surnaturels déconcertants, et d’un mystère qui dépasse tout ce que les spectateurs peuvent imaginer. John Moore précise : "au-delà de son aspect surnaturel, le film repose avant tout sur une base émotionnelle extrêmement réaliste, à travers la quête de son héros. Max Payne a vécu un événement horrible, et depuis il ne se définit plus qu’à travers sa souffrance et sa quête de revanche."

L'univers de Max Payne

Le directeur de la photographie Jonathan Sela et le chef décorateur Daniel T. Dorrance ont travaillé en étroite collaboration avec John Moore pour créer l’univers sombre et menaçant de Max Payne. En plus d’un éclairage en clair-obscur, ils ont utilisé une palette de teintes sourdes et désaturées qui se retrouvent dans la plupart des costumes, décors et extérieurs du film. Ces couleurs soulignent le désespoir et la solitude des personnages et confèrent au film une esthétique qui rappelle celle des grands classiques du film noir dont se sont inspirés les cinéastes, mais John Moore et son équipe ont fait de Max Payne un film riche et moderne adapté au public d’aujourd’hui. L’équipe du film a veillé à construire des décors et à choisir des extérieurs qui permettent de camper une grande ville contemporaine, mais aussi de montrer l’univers sombre et dangereux de ses bas-fonds, cet « autre monde » qui s’étend dans l’ombre de ses tours. Dans la scène où Max saute dans une rivière à demi gelée pour échapper à ses poursuivants, John Moore a exploité l’image de la nature, et celle, héritée des films noirs, du dock désert en pleine nuit pour rendre l’action plus dramatique.

Le démon ailé

L’apparence du démon ailé a elle aussi été particulièrement soignée, John Moore voulant en faire une créature aussi effrayante qu’irréelle. Le réalisateur a privilégié les effets spéciaux physiques aux images créées par ordinateur. Construites à Toronto, les ailes de la créature étaient contrôlées par une équipe spéciale de marionnettistes. Pour les séquences où elle vole, c’est une version en images de synthèse créée à partir des ailes et de la tête sculptée de la Valkyrie qui a été utilisée.

Le tournage

Le tournage de Max Payne a commencé le 3 mars 2008. Il a duré 50 jours et s’est déroulé dans de nombreux lieux de Toronto, du métro au quartier des affaires en passant par les quais, ainsi que dans les studios de Cinespace et aux Toronto Film Studios. Plusieurs décors naturels ont été utilisés deux fois par les cinéastes : un entrepôt de denrées alimentaires a par exemple servi de décor pour le repaire de Mona, une arrière-salle de la boutique d’un tatoueur, et la fête durant laquelle Max rencontre Mona pour la première fois. Une verrerie abandonnée à Hamilton a quant à elle servi de décor pour les intérieurs de Ragna Rok, le quartier général de Jack Lupino. Pour le chef décorateur Daniel T. Dorrance et son équipe, un des défis majeurs de Max Payne a été la construction du décor des bureaux du quartier général d’Aesir, où se déroule une des scènes d’action les plus impressionnantes du film. Dans cette scène, le temps semble suspendu lorsque Max court dans un couloir sous le feu de ses ennemis. Les vitres explosent, les armoires métalliques sont déchiquetées, et des milliers de feuilles de papier s’envolent sous un déluge de balles et de corps qui s’écroulent. Huit semaines de travail ont été nécessaires pour construire et habiller ce décor gigantesque sur un plateau des Cinespace Studios. Danny White et son équipe des effets spéciaux ont ensuite passé une semaine à truffer le décor de petites charges explosives pour simuler les impacts de balles. Le tournage de la fusillade a duré une semaine, 1280 micro-charges devant être changées entre chaque prise de vue majeure. Pendant leur mise en place, l’équipe filmait des plans de raccord et des plans de situation. Une équipe de quinze pyrotechniciens faisait son apparition sur le plateau à la fin de chaque journée de tournage pour refaire entièrement le câblage électrique des micro-charges pour la journée suivante. En même temps, les ensembliers modifiaient le décor pour refléter les destructions de plus en plus importantes. A la fin de la semaine, Max avait échappé à ses ennemis, et les bureaux étaient entièrement détruits. Au total, plus de 5000 micro-charges ont été utilisées, ainsi que 1000 capsules de sang explosives et cartouches pré-impactées pour simuler les impacts de balles.

Par zoom-Cinema.fr le 12 novembre 2008.

Dernières réactions sur Max Payne

Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Max Payne" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Max Payne.

Ce film a 3 commentaires.


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