Paris, je t'aime
Critique du film

Affiche miniature du film Paris, je t'aime Affiche du film Paris, je t'aime
 


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Ciné : 21 juin 2006

Genre : Comédie.
Nationalité : Français

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Critique du film Paris, je t'aime (8 / 10)

POUR LE PIRE ET LE MEILLEUR


Une ville. Un concept. Un dénominateur commun et une pléiade de comédiens renommés attachés à des metteurs en scène qui le demeurent tout autant. Paris je t'aime ne manque pas d'ambition. A l'arrivée de ce long voyage dans la capitale française, le spectateur demeure heureux de constater que les cinéastes n'ont pas fait l'erreur de tomber les clichés carte-postale, les images d'Epinal. Mais paradoxalement, si cet écueil a été évité, on peut légitimement s'interroger sur la sous-exploitation, voir même l'absence de référence à l'utilisation d'un cadre au passé historique foisonnant. Quel intérêt d'une histoire dans un parking, une rue anonyme, qui finalement pourrait se dérouler ailleurs dans l'Hexagone ?

Dommage, même si cette prudence permet d'éviter les poncifs et les redites, après l'hommage à la ville lumière rendue par Luc Besson dans Angel-A avec Jamel Debbouze ou encore Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Dans cet exercice imposé, certains réalisateurs s'en sortent mieux que d'autres. Et là encore, nouvelle contradiction : les cinéaste étrangers se révèlent les plus inventifs. Regard extérieur oblige : Alexander Payne (Monsieur Schmidt) ne manque pas d'humour en filmant cet américaine célibataire. Walter Salles dépeint les paradoxes d'une société moderne où une jeune femme ne peut s'occuper de son enfant, alors qu'elle se révèle être une nourrice dans les beaux quartiers. Et Elijah Wood (Le seigneur des Anneaux) se vampirise pour notre plus grand bonheur.

Mais c'est finalement les mimes de Sylvain Chomet (Les triplettes de Belleville) qui remporte la palme de l'histoire la plus poétique et inventive. Sans omettre le charme de Nathalie Portman, auquel personne ne résistera encore une fois, pas même cet aveugle qui l'emmène pour une audition au Conservatoire de Paris. 7 minutes de bonheur intense, de romantisme à l'état pur. On est conquis. Dommage que cet élan et cette inventivité ne soient pas constant dans cette oeuvre collective, qui alterne le pire et le meilleur.

Par zoom-Cinema.fr le 21 juin 2006.

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