Critique du film A la recherche du bonheur (6 / 10)
PERE ET FILS
L’Amérique adore ces histoires de personnages ordinaires qui par la seule force de leur volonté, gravissent un à un les échelons. Des "self-made-man" qui ont contribué à la légende du pays. Le septième ne demeure pas exempt de cet moralité, de Rocky Balboa à Jerry Maguire avec Tom Cruise. Des hommes revenus de tout , ne se laissent pas abattre pas le sort, loin de là. A la recherche du bonheur vient apporter sa pierre à cet édifice, sans pour autant verser dans la niaiserie le plus total. Le pari n’était pourtant pas gagné d’avance sur le papier.Un long-métrage nuancé, qui doit beaucoup à l’interprétation subtile de Will Smith. Après la comédie second degré, (Hitch, Men In Black), les contre-emplois et performances oscarisables (Ali), l’acteur retrouve toute la délicatesse entrevue dans son premier film, Six degrés de séparation. Passant de la rage, au désespoir, sans omettre la révolte, son interprétation apporte une réelle épaisseur à ce film faisant l’apologie de l’ascension sociale par le travail et la débrouillardise. Nouvelle preuve éclatante également que l’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais qu’il y contribue néanmoins fortement. La mise en scène de Gabriel Muccino a de surcroît le non goût de ne pas verser dans la musique grandiloquente et larmoyante. Ce qui n’empêchera pas le spectateur de pleurer face au rapports filiaux entre le héros et son fils, ainsi que dans la scène finale, quand Chris Gardner obtient enfin le poste convoité après un parcours semé d’embûches. Malin, le metteur en scène a su baliser son scénario de scènes, découpées en chapitres, faisant écho à tout un chacun (les difficilement financières pour payer les impôts, le chômage, la garde des enfants), pour délivrer un épilogue tout naturellement bouleversant.
Par zoom-Cinema.fr le 31 janvier 2007.

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