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Go Fast
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Go Fast Affiche du film Go Fast
 


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Ciné : 1 octobre 2008

Genre : Action.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Go Fast

Secret de tournage du film Go Fast

Nouvelle production Luc Besson


Nouvelle production pour Luc Besson, après d’autres films sur la banlieue (Banlieue 13, Yamakazi). Le cinéaste multiplie les projets. Il sera à nouveau derrière la caméra pour la suite d’Arthur et les Minimoys. Il vient également de mettre en chantier un film d’action porté par John Travolta et Jonathan Rhys-Mayer, intitulé From Paris to love. Derrière la caméra, Olivier van Hofsstatt, qui signe ici son deuxième film après le très réussi Dikkenek, farce belge irrésistible, emmenée par un casting hétéroclite (Marion Cotillard, Florence Foresti et Jérémie Rénier). Le casting de Go Fast est à l’avenant. Roschdy Zem, qui reste une valeur montante du cinéma hexagonal, depuis Indigènes et sa première réalisation Mauvaise foi. Le comédien a réunit près de 500 000 spectateurs dans les salles obscures lors de l’été 2008, avec La fille de Monaco, où il donnait la réplique à Fabrice Luchini et Louise Bourgoin. Au générique de Go fast également figure Olivier Gourmet, qui passe d’un bonheur égal de la grosse production (Les brigades du tigre) au film plus confidentiel (Le couperet). Go fast a failli être distribué lors de l’été 2008, avant que la sortie ne soit reportée fin septembre.

L’origine du projet

Emmanuel Prevost, coscénariste : "j'ai toujours eu envie de faire des films policiers qui soient plus ancrés dans une certaine forme de réalité que ceux que nous avons pu voir en France ces dix dernières années. En règle générale, le genre compte soit des films évoquant les problématiques d'un certain quotidien policier, soit des fictions mettant en scène des flics mal dans leur peau, alcooliques ou dépressifs… Des policiers qui assument mal leurs rôles au sein de la société. Il me tenait à cœur de montrer une autre réalité policière : celle de policiers beaux et bien dans leurs pompes, notamment dans les corps d'élite tels que le Raid ou les services actuels d'infiltration. Je cherchais un sujet qui me permettrait de parler de cela. Quand j'ai rencontré Jean-marc Souvira, commissaire divisionnaire, qui venait d'écrire vingt pages sur un flic infiltré dans l'univers du Go Fast, j'ai su que nous avions potentiellement un sujet qui répondait à ces critères. La loi Perben venait d'officialiser les agents sous couverture en France, il y avait donc pour nous un sujet novateur à traiter dans l'univers policier : nous n'avions plus à rougir de Donnie Brasco ou Jason Bourne, nous avions nous aussi nos infiltrés ! Les composantes modernes qui me tenaient à cœur en tant que producteur se trouvaient enfin réunies : un policier à l'image d'une société dans laquelle toutes les origines ethniques sont représentées, un corps d'élite confidentiel qui fait fantasmer l'inconscient collectif, et la réalité de « l'undercover » face aux trafics de stupéfiants."

La police, partie prenante de l’entrainement


Emmanuel Prevost, coscénariste : "j'ai très vite eu envie de profiter des faits réels qui nous avaient conduits à écrire ce scénario pour solliciter la participation de la police. Je savais que les protagonistes réels se plaignent souvent des erreurs qu'ils voient dans les films de genre, qu'il s'agisse des procédures d'interpellation, des uniformes, des armes utilisées ou du groupe d'action choisi. J'ai donc commencé par faire lire notre scénario à Martine Monteil, Directeur Centrale de la Police Judiciaire. Elle a trouvé l'ensemble très crédible, et m'a donc orienté sur le Service Communication de la Police Nationale, à qui nous avons exposé nos besoins : non seulement que Roschdy Zem soit formé pour ressembler à un vrai policier, mais aussi que ce principe de crédibilité soit étendu à l'ensemble des scènes impliquant la présence d'unités de police. L'idée a d'abord été d'utiliser un conseiller technique pour chacune de ces scènes, avant d'aboutir au principe que chaque unité participe au tournage du film. C'est ainsi que la BRI Nationale, l'OCTRIS ou encore le RAID ont contribué au réalisme de Go Fast. Cette collaboration est vraiment une première en France. C'est une police d'action qu'il est très rare de pouvoir côtoyer au quotidien : nous avons eu cette chance pendant un an."

Le grand banditisme

Emmanuel Prevost, coscénariste : "nous avons eu la chance de bénéficier de "conseillers" du grand banditisme. Nous avons immergé Olivier in situ, allant jusqu'à le projeter dans un Go Fast de Paris à Malaga - sans le prévenir que le voyage se faisait "à blanc" : 190 km/h de moyenne et une interpellation par 14 policiers de la Guardia Civil à Malaga pour finir ! Il était essentiel qu'il connaisse tout le cheminement. C'est ainsi que nous lui avons présenté des caïds de cité, et que nous lui avons fait faire un voyage initiatique au cœur du sanctuaire du cannabis : Ketama au Maroc. Nous y sommes restés une semaine pour rencontrer tous les protagonistes du business. Il faut noter que c'est la première fois qu'une équipe de long métrage était officiellement autorisée à tourner sur place."

Le tournage

Emmanuel Prevost, coscénariste : "il était évident pour moi qu'il fallait tourner dans une « vraie » banlieue. J'ai donc bataillé pour que le film se fasse à la cité de la Forestière, qui a vu partir les événements que nous connaissons en 2005. Nous sommes allés sur place, et exactement comme nous l'avons fait avec la police ou les voyous, nous avons longuement discuté avec les habitants de la Forestière pour savoir comment faire pour que tout se passe bien : quelles étaient leurs envies, les raisons pour lesquelles de précédents tournages s'étaient mal passés, etc. Et c'est à force de revenir régulièrement qu'une véritable relation de confiance s'est instaurée avec eux. Puisque nous n'étions pas dans la logique d'urgence qui est souvent celle des équipes de télévision, nous avons installé une relation sur le long terme. Nous sommes d'ailleurs toujours en contact avec les gens qui nous ont aidés sur place : ils ont même réalisé un film que l'on retrouvera en bonus lors de la sortie de Go Fast en DVD."

Les cascades

Emmanuel Prevost, coscénariste : "nous avons travaillé en étroite collaboration avec Jean-Claude Laniez, à qui l'on doit les cascades de Ne Le Dis à Personne, que nous avions particulièrement appréciées. Avec Go Fast, on est loin d'un Taxi ou d'un Fast And Furious : les cascades se devaient d'être réalistes tout en restituant la sensation de vitesse. C'est une vraie difficulté technique que de rouler sur 1900 kilomètres à 200km/h en moyenne : la façon de doubler n'est pas la même, les sensations de conduite non plus, et c'est ce qu'il fallait rendre de façon un peu spectaculaire à l'écran. Pour une séquence telle que la poursuite finale au péage, il y a une véritable scénographie à mettre en place : en plus du storyboard, nous avons construit une maquette que nous avons soumise au RAID. Jean-Claude Laniez a ensuite envisagé les choix qui s'offraient à nous en fonction de l'exposé du RAID et de nos propres exigences cinématographiques. Enfin, l'ensemble de la séquence a été répété, d'abord avec des petites voitures, puis en conditions réelles dans le décor du péage reconstitué par Florian Sanson - le chef décorateur du film - sur une portion d'autoroute de dix kilomètres".

Par zoom-Cinema.fr le 1 octobre 2008.

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