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Indigènes
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Indigènes Affiche du film Indigènes
 


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Ciné : 27 septembre 2006

Genre : Drame.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Indigènes

Secret de tournage du film Indigènes

Indigènes, Présenté au festival de Cannes 2006

Indigènes a été présenté au festival de Cannes 2006. Le long-métrage a té couronné sur la Croisette par un prix d'interprétation collectifs pour les cinq acteurs : Jamel Debbouze, Sami Bouajila, Roschdy Zem, Samy Naceri, et Bernard Blancan.

Ironie de l'histoire, Flandres, produit par Rachid Bouchareb, le réalisateur d'Indigènes, et Jean Bréhat, a lui aussi été couronné dans ce même cadre. Le long-métrage de Bruno Dumont a obtenu le grand prix du jury.

Le dernier tirailleur sénégalais

À l'occasion du 80ème anniversaire de la victoire de 1918, Jacques CHIRAC décida de remettre la Légion d'honneur à tous les anciens combattants de 14-18 encore vivants.

L'ambassadeur de France au Sénégal fut chargé de la remettre à Abdoulaye N'DIAYE, le dernier tirailleur sénégalais, alors âgé de 104 ans. Mais ce dernier décéda le 10 novembre 1998, alors qu'il choisissait son boubou pour la cérémonie du lendemain.

Blessé une première fois en Belgique en août 1914, il avait participé à l'expédition des Dardanelles en 1915, puis en 1916 aux combats de la Somme où il avait été blessé une seconde fois (une balle dans la tête, quatre mois d'hôpital).

Il avait terminé la guerre à Verdun en 1918. Rentré au Sénégal, on lui avait dit de retourner travailler au champ comme si rien ne s'était passé. Il n'apprit qu'en 1949, par des tirailleurs sénégalais de la 2ème Guerre mondiale, qu'il avait droit à une pension d'ancien combattant et une pension d'invalidité.

Le montant mensuel de ces deux pensions - gelées par le gouvernement français à partir de l'indépendance du Sénégal en 1961 - s'élevait au moment de sa mort à 340,21 francs français (51,86?).
L'administration française lui avait fourni une carte de réduction SNCF.

Dans son village sénégalais sans électricité et ne disposant que de quatre points d'eau pour 1 500 habitants, ce vétéran de ce que les Africains appelaient «la guerre des Français», ne possédait pour seules richesses qu'une minuscule cabane de paille et de tôles, une lampe-tempête et un transistor.

Sa modeste pension lui permettait cependant d'améliorer l'ordinaire de sa famille qui comptait une trentaine de personnes. Son petit-fils a déclaré au correspondant du journal Le Monde qu'il rêvait de Paris, mais qu'il n'était pas sûr d'obtenir un visa pour la France.

Les pieds noirs

On appelle les Européens d'Afrique du Nord «Pied-Noir». Le port des bottes ou de chaussures noires par les conquérants français justifie la naissance de ce terme dès 1830.

Le foulage du raisin teintait aussi les pieds de jus sombre. Il peut également s'agir d'une possible confusion entre les locutions arabes «homme noir», allusion à l'habit, courant au XIXe siècle, et «pied noir», phonétiquement très proches.

Début des années 60. La décolonisation de l'Afrique s'achève. La France décide alors - conformément à l'article 71 de la Loi de finances du 26 décembre 1959 - de geler à leur niveau de 1959 les retraites et pensions d'invalidité versées aux anciens combattants de son ex-Empire colonial.

Il en résulte une situation très inégalitaire vécue avec amertume par les anciens combattants du Maghreb et d'Afrique noire, dont les pensions peuvent être jusqu'à dix fois moins élevées que celles des anciens combattants français.

En 1996, un ancien sergent-chef sénégalais, Amadou DIOP, engagé dans l'armée française de 1937 à 1959 puis radié lors de l'accession à l'indépendance du Sénégal, porte plainte contre l'État français.

Il n'a touché qu'un tiers de la retraite qu'il aurait pu percevoir s'il avait été Français et réclame réparation.

En 2001, un arrêt du Conseil d'État lui donne raison à titre posthume, jugeant que cette distinction de traitement contrevenait à l'article 14 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme.

Cet arrêt oblige donc le gouvernement français à réviser la loi de cristallisation de 1959, qui concerne environ 80 000 anciens combattants de l'ex-Empire colonial français.

Ceux ci peuvent désormais prétendre à une revalorisation de leurs pensions avec rattrapage des arriérés. Le montant total est évalué à environ 1,85 milliard d'euros.

Le 15 août 2004, Jacques Chirac rend hommage aux troupes coloniales en invitant plusieurs chefs d'état africains à la Commémoration du 60ème anniversaire des débarquements alliés en Provence.

Une vingtaine de vétérans africains sont faits chevaliers de la Légion d'honneur. Malgré cet hommage, la question de la «cristallisation» des pensions n'est toujours pas réglée.

H.T

Par zoom-Cinema.fr le 27 septembre 2006.

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