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Mesrine : L'Ennemi Public N°1
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Mesrine : L'Ennemi Public N°1 Affiche du film Mesrine : L'Ennemi Public N°1
 


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Ciné : 19 novembre 2008

Genre : Biopic.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Mesrine : L'Ennemi Public N°1

Secret de tournage du film Mesrine : L'Ennemi Public N°1

Second volet du diptyque

Mesrine : l'ennemi public numéro un est le second volet du diptyque créé par Jean-Francois Richet. Mesrine : l'instinct de mort a atteint la première place du box-office français lors de sa sortie, dépassant rapidement le cap du million d'entrées. Autant dire que ce second épisode suscite une grande attente avec son casting composé des plus grands acteurs de l'Hexagone comme Mathieu Amalric (Quantum of solace). Mieux : les deux volets sortent à moins d'un mois d'intervalle et pourraient truster simultanément le top 10 du B.O. Verdict le 19 novembre 2008.

Deux films pour le prix d'un


Jean-François Richet
, le réalisateur, nous explique le lien entre Mesrine : l'instinct de mort et Mesrine : l'ennemi public numéro un : "la fin du premier film, c’est la fin de l’innocence de Jacques Mesrine. A l’ouverture du second film, il est Mesrine, il est l’ennemi public n°1, un homme qui alimente sa légende pour sa propre survie, en étant médiatisé et en attirant les gens à sa cause. En France on aime les personnages qui disent non. La France s’est construite dans la contestation : la Révolution, la Commune, mai 68. Mesrine est une sorte d’anarchiste, un contestataire. Jacques Mesrine, c’est le gars qui ne veut pas être dans une case. Mesrine : l'instinct de mort est plus frénétique, avec plus d’axes, filmé comme un film de guerre. Mesrine : L'Instinct De Mort est, lui, filmé comme un film de stratégie où l’on préparerait la guerre. Il n’y a pas l’homme public et l’homme intime. C’est le même. On a essayé de montrer tout cela."

Vincent Cassel
: "même si les deux opus respectent la chronologie de la vie de Mesrine, on sentait bien, déjà pendant le tournage, qu’ils seraient différents l’un de l’autre. D’abord on change d’époque : les années 50 et 60 ne ressemblent en rien aux années 70 : ce ne sont pas les mêmes voitures, les mêmes looks, les mêmes musiques, et surtout pas les mêmes mentalités. Les deux films développent deux thèmes qui se complètent l’un l’autre. Si Mesrine : l'instinct de mort raconte l’histoire d’un jeune qui se cherche puis se trouve, Mesrine : L'Ennemi Public N°1 raconte celle d’un homme qui sait où ses choix de vie l’emmènent et qui y va malgré tout. Le premier est un film noir. Le second en revanche serait plus un thriller psychologique, la paranoïa d’un type qui sait intuitivement comment tout cela va finir."


De nouveaux personnages


De nouveaux personnages font leur apparition dans Mesrine : l'ennemi public numéro un. Jean-François Richet, le réalisateur, nous explique comment il a composé le casting pour chacun des rôles : "Mathieu Amalric joue François Besse, un homme extrêmement intelligent. Pas de sang sur les mains, discret, sportif, tout le contraire de Mesrine qui n’a pas d’hygiène de vie, mange du lapin chasseur et boit du Cristal Roederer. Le duo est détonnant ! Dans ce rôle d’action, inhabituel pour lui, Mathieu est d’une crédibilité incroyable. Il a descendu de 11 mètres le mur de la Santé en rappel en quelques secondes ! Il crève l’écran ! J'aime ses choix d'acteur, j'aime le réalisateur. Je ne peux qu'utiliser des superlatifs avec Mathieu : intense, concentré, à l'écoute. Son monde est tellement intense qu’il devient le nôtre.

Samuel Le Bihan
est Michel Ardouin. C’est quelqu’un du milieu. Un vrai gangster qui devait être un peu différent des autres, pour être resté avec Mesrine si longtemps. Impressionnant Samuel. Il a pris 20 kilos pour incarner Michel Ardouin, tout comme Vincent. Pour ce rôle, il fallait un acteur qui résiste en face de Mesrine. Samuel est à fond. Il tente tout s’il fait confiance au réalisateur. Je me souviens que nous sommes montés tous les deux dans une voiture lancée à pleine vitesse qui percute une estafette de police. Il était au volant, moi à la caméra. Je me souviens encore du choc et du regard de l'équipe et de la production. On est sortis indemnes, secoués, le plan dans la boîte.

C’est Charlie Bauer qui m’a suggéré l’idée de Gérard Lanvin pour l’incarner. Charlie est un politique, ce n’est pas un gangster. Charlie est quelqu’un qui m’a marqué à vie. Une rencontre humaine inoubliable. Il est passé par des choses très dures. Il aimait Jacques. Gérard Lanvin s’est imprégné de Charlie, de sa voix même. Il ne joue pas à être Charlie, il est Charlie. Quand il parlait derrière moi alors que je préparais une scène, je ne pouvais pas discerner à l'oreille qui parlait, Gérard ou Charlie ? J'ai rarement côtoyé un acteur avec autant de lucidité, de disponibilité que
Gérard Lanvin. Comme Depardieu, c'est un monument. Comme Depardieu, c'est un acteur et non pas une star. Un acteur qui aime se confronter à la matière vivante qu'est le personnage qu'il incarne. Je me souviens d'une scène que Gérard interprétait, Charlie était là, subjugué par son interprétation. A la fin de la scène, Charlie me regarde et me dit en me montrant son bras: "Regarde Jean-François, j'ai la chair de poule, ça s'est passé comme ça".

Il fallait un grand acteur pour interpréter le commissaire Broussard, l'homme qui arrête Mesrine. Olivier Gourmet est le personnage, même quand la caméra ne tourne pas. Sûrement un de nos meilleurs acteurs. Je me souviens de ce plan difficile à Clignancourt, la lumière tombait, on suivait Broussard en travelling, courant vers la place, la caméra sur le quad, Olivier dépasse la caméra en courant, la caméra descend du quad alors qu’il continue de rouler, le travelling passe alors de motorisé à l'épaule en courant, tout ça en un seul plan. Gourmet court, les voitures foncent sur lui alors qu'il traverse la place, ça freine dans tous les sens. On courait derrière lui avec la caméra. C’était Broussard, oubliant tout, la caméra, sa sécurité, c’était Broussard ! Gourmet est extraordinaire
."

La dernière scène


Selon Jean-François Richet, le réalisateur, la plus belle scène reste la dernière de ce diptyque : "le plus beau plan des films, c’est le dernier plan de Mesrine : L'Ennemi Public N°1. C’est celui qui résume Jacques Mesrine. Cette image est folle ! Même sans musique, ni étalonnée, elle me donne des frissons. C’est Vincent qui a tout fait, j'ai juste posé ma caméra."

Cette ultime scène reste également un souvenir fort pour Vincent Cassel : "il y a un plan qu’on a fait tout en se disant qu’il ne servirait pas parce qu’il ne semblait pas raccord, mais qui est aujourd’hui le dernier plan de Mesrine : L'Ennemi Public N°1. Pour moi, il résume toute l’histoire et c’est le plus beau plan du film".

Des films différents


Le tournage des deux films s'est déroulé en continu et a représenté un sacré challenge pour Vincent Cassel : "c’est le tournage le plus long que j’aie connu : neuf mois d’affilée. Un vrai marathon ! Ma première crainte était de m’essouffler, de ne pas arriver à tenir jusqu’au bout avec la même intensité. Mais le film a mis si longtemps à se faire que ça m’a permis d’« infuser », d’avoir le temps de m’approprier cette histoire... En fin de compte, à ma grande surprise, je crois avoir réussi à vivre cette aventure avec une énergie assez constante. La vie de Mesrine est telle, il lui arrive tant de choses en finalement peu d’années, que je n’ai pas eu le temps de souffler une seconde. Pour jouer ce rôle, j’ai décidé de grossir. Je ne me rendais pas compte à quel point cela changerait la donne. On ne joue pas pareil avec 20 kilos de plus. Ce n’est plus la même manière de bouger, de se déplacer, de respirer et même de parler. Tout est différent. Ces 20 kilos ne se voient pas seulement à l’image, ils s’entendent au son. J’ai pris ce poids en quatre mois et l’ai perdu en neuf durant le tournage. Nous avons tourné à l’envers car je savais que je ne pourrais pas grossir en travaillant. Le stress du plateau a tendance à me faire maigrir. C’est la dernière fois que je fais subir un tel ascenseur pondéral à mon organisme !"

Par zoom-Cinema.fr le 19 novembre 2008.

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