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Micmacs à tire-larigot
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Micmacs à tire-larigot Affiche du film Micmacs à tire-larigot
 


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Ciné : 28 octobre 2009

Genre : Comédie.
Nationalité : Français

Interview de Dany Boon et Jean-Pierre Jeunet

Interview de Dany Boon et Jean-Pierre Jeunet

Dany Boon : « J'ai refusé de jouer dans un film de Clint Eastwood ! »

Dany Boon a le vent en poupe, superviseur du remake américain de Bienvenue chez les Ch'tis, il est aussi à l'affiche du prochain film de Jean-Pierre Jeunet, Micmacs à Tire-Larigot. L'occasion de parler avec les deux hommes du film bien sûr, mais aussi de leurs projets respectifs et de leur entente franchement cordiale.

- zoomCinema.fr (zC.fr) : Jean-Pierre, ça n'a pas été trop difficile de remplacer au pied levé Jamel Debbouze deux mois avant le tournage (l'acteur devait tenir le rôle de Bazil mais s'est finalement désisté) ?

- Jean-Pierre Jeunet (JPJ) : C'est vrai que ça a été dur, j'avais écrit le scénario en pensant à lui. Son handicap était même incorporé à l'histoire. J'ai alors contacté Dany que je connaissais depuis plusieurs années, on a fait des essais et nos emplois du temps se sont accordés. Son personnage de Bazil est devenu un gros nounours avec des pulls, Jamel aurait été plutôt une petite crevette !

- Danny Boon (DB) : Jamel était prévu au casting ? Je n'étais pas ton premier choix ? (rires)
On a fait les essais avec un caméscope de mariage. Jean-Pierre m'a envoyé les vidéos et j'ai été bluffé par le résultat. Avec peu de moyens, le montage c'était déjà du Jeunet !

- zC.fr : L'histoire, complètement farfelue, fait appel à de nombreuses références, on pense à Buster Keaton, Chaplin mais aussi à Dupontel...

- JPJ : On retrouve un peu de ces ambiances. Moi j'ai voulu surtout rendre hommage aux films d'animations de Pixar. Je suis fan de leur travail et pour moi, mes personnages loufoques de Micmacs, c'est un peu les jouets de Toy Story avec chacun une particularité. J'ai eu la chance de rencontrer des gars de chez Pixar, ils m'ont dit qu'il y avait des clins d'œil à mes films dans Ratatouille et Là-Haut. Je considère ça comme un hommage, c'est énorme.

- zC.fr : Vous pensez peut-être réaliser vous-même un film d'animation ?

- JPJ : C'est la véritable tendance chez les réalisateurs français en ce moment ! Mais très peu pour moi, j'aime trop le contact avec les acteurs, les repérages de décors. C'est un travail de fourmi pendant des années et je ne m'embarquerai pas là-dedans.

- DB : Moi j'ai commencé dans le dessin animé, j'étais story-boardeur pendant deux ans et demi. On avait une salle avec des jeux, ping-pong,... pour faire des pauses sinon on devenait dingue.

- zC.fr : Comment le choix de l'opposition chiffonniers - marchands d'arme s'est-il imposé ?

- JPJ : C'est comme un conte de fée, le petit garçon contre l'ogre. J'aurai aimé réaliser un film sur le Petit Poucet. Cette thématique me travaillait. On a dû faire le film à une époque contemporaine pour coller avec l'idée des marchands d'armes. J'ai visité des usines d'armement, rencontré des gens du métier. C'était nécessaire, sinon le film aurait fait pipeau. J'aurais pu faire un film grave aussi.

- zC.fr : Dany, est-ce que le prestige de Jean-Pierre Jeunet aux Etats-Unis combiné à la distribution mondiale de Micmacs à tire-larigot va enfin vous propulser à la tête d'un film américain ?

- DB : Vous savez, je ne suis pas dans l'optique du rêve américain. Après les Ch'tis, je suis parti aux Etats-Unis pour fuir l'ambiance paralysante du succès. J'ai rencontré tout Hollywood, des acteurs, des agents, tout le monde. On me disait, « Tiens tu vas faire un duo avec ce comique américain, ca va faire un film génial ! ». Et j'ai tout refusé, parce que je ne veux pas faire à tout prix un film aux USA.

- JPJ : Il oublie de vous dire qu'il a refusé de tourner pour Clint Eastwood.

- DB : Oui, le rôle du français qu'on me proposait n'était pas très intéressant. Mais ça a été dur de refuser.

- JPJ : C'est Depardieu qui te remplace... (rires)

Par zoom-Cinema.fr le 16 octobre 2009.

Secret de tournage du film Micmacs à tire-larigot

Secret de tournage du film Micmacs à tire-larigot

Jean-Pierre Jeunet + Dany Boon : plus que jamais populaires !

Parcours sans faute pour Jean-Pierre Jeunet. Certains cinéastes ne se seraient jamais remis du phénomène Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Le réalisateur l’accorde lui-même : "un succès comme celui-ci, cela n’arrive qu’une fois dans une carrière". Le metteur en scène aurait pû se permettre d’encaisser un ou deux échecs, mais il a poursuivit sur sa lancée avec Un long- dimanche de fiançailles où il dirigeait comédienne fétiche Audrey Tautou. Nouveau plébiscite public et critique. Son ancien ami Marc Caro (avec lequel il a tourné Delicatessen et La cité des enfants perdus) ne peut pas en dire autant : Dante 01 est resté moins de 2 semaines à l’affiche !
Micmacs à tire-larigot constitue le film évènement de la rentrée 2009, de par son casting également. Il s’agit du deuxième long-métrage de Dany Boon en tant que comédien depuis la déferlante Bienvenue chez les ch’tis. La popularité de l’acteur reste intacte, malgré son exil aux Etats-Unis (voir notre news Dany Boon plus que jamais populaire). Notoriété confirmée par le succès du long-métrage Le code a changé sorti début 2009, où il tenait un des rôles principaux. Dany Boon remplace Jamel Debbouze dans Micmacs à tire-larigot. L’acteur et époux de Melissa Theuriaux a un emploi du temps surchargé (le Jamel Comedy Club) et il a décliné l’invitation de Jean-Pierre Jeunet, qui l’avait dirigé dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.

Fidèles et nouveaux

Aux côtés de Dany Boon, des habitués et nouveaux venus. Dominique Pinon, un des comédiens fétiche du cinéaste (Delicatessen, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, Un long- dimanche de fiançailles), une "gueule" comme le surnomme le réalisateur. Mais aussi Yolande Moreau (la concierge dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain), Urbain Cancelier (l'épicier désagréable dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain). Et André Dussolier, qui était la voix off dans... Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.

Pour compléter le générique, des acteurs dans l’air du temps, qui cumulent les succès. On pense à Omar Sy, sollicité régulièrement sur grand écran depuis le triomphe du Service après-vente sur Canal + (Envoyés très spéciaux, Tellement proches). Mais aussi Julie Ferrier, comique qui se fait de plus en plus présente au cinéma (Musée haut, musée bas, Agathe Cléry).

Affiche et marketing

L’affiche joue la carte de la continuité par rapport aux autres oeuvres du cinéaste. Toujours des couleurs pastel, saturées parfois. Dominante de jaune, rouge et de vert. Des couleurs déjà présentes dans Delicatessen, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain et Un long- dimanche de fiançailles. On ne change pas une formule qui gagne ! Ce n'est d'ailleurs pas par hasard si le réalisateur cite parmi ses influences Bibi Fricotin, le cinéaste joue la carte de la nostalgie, dans la droite lignée de son long-métrage Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. La première photo a été publié plus d’un an avant la sortie, en décembre 2008, histoire d'alimenter le buzz (voir notre news). Parmi les références citées également par Jean-Pierre Jeunet pour son film : la série "Mission impossible" et Buster Keaton.

Par zoom-Cinema.fr le 27 juillet 2009.

Dernières réactions sur Micmacs à tire-larigot

Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Micmacs à tire-larigot" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Micmacs à tire-larigot.

Ce film a 4 commentaires.


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