César 2010 : Un prophète en son pays
La 35e cérémonie des César a été sans surprise. Un prophète, grand favori de cette édition 2010, a été aussi le grand gagnant de la soirée, avec 9 récompenses, dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur et du meilleur espoir masculin pour Tahar Rahim.
Pas de doute possible : Un prophète aura été l’événement cinématographique de l’année. On en a passé des années à se morfondre sur la production hexagonale, ses comédies pas drôles, ses films de genre piteux, son cinéma d’auteur sclérosé, son opportunisme lamentable (c’est la mode du biopic après La Môme ? En voilà, du biopic… Y a un polar qui a marché, comme 36 quai des Orfèvres ? Allez, tout le monde va faire des polars…) et sa détestable manière de courir après les productions hollywoodiennes. Mais voilà : 2009 restera comme un cru exceptionnel pour le cinéma hexagonal. Un prophète en demeure le symbole, il a réconcilié public (1 million d'entrées), critique et professionnels de la profession.
Reste maintenant au long-métrage de Jacques Audiard à ravir l'Oscar du meilleur film étranger. Verdict le 7 mars.
Parmi les autres récompenses de la soirée, signalons le César de la meilleure actrice attribué à Isabelle Adjani, qui interprète dans "La journée de la jupe" une enseignante à bout de nerfs . C'est le cinquième César dans cette catégorie pour Isabelle Adjani, qui a ainsi battu son propre record. Niels Arestrup (Un prophète) et Emmanuelle Devos (A l'origine), ont obtenu les trophées des meilleurs seconds rôles. Le César du meilleur film étranger a été attribué à Gran Torino de Clint Eastwood.
Plus surprenant et injuste en revanche, Welcome avec Vincent Lindon est reparti bredouille malgré ses 10 nominations.
Le duo de présentateurs Gad Elmaleh / Valérie Lemercier a largement convaincu, et un César d'honneur a été remis à Harrison Ford par sa compatriote Sigourney Weaver (Avatar). La standing ovation de rigueur a gêné quelque peu l'acteur d'Indiana Jones, intimidé par cette récompense...
Le reste du palmarès.
Meilleur espoir féminin : Mélanie Thierry (Le dernier pour la route)
Meilleur premier film : Les beaux gosses de Riad Sattouf
Meilleure adaptation : Stéphane Brizé, Florence Vignon (Mademoiselle Chambon)
Meilleure musique écrite pour un film: Armand Amar (Le concert)
Meilleur court métrage : C'est gratuit pour les filles de Claire Burger et Maria Amachoukeli
Meilleur son : Pierre Excoffier, Bruno Tarrière, Sélim Azzazi (Le concert)
Meilleurs costumes : Catherine Leterrier (Coco avant Chanel)
Meilleur film documentaire : L'enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg
Par Hervé.

Pas de commentaire pour le moment, soyez le premier !
Soyez de la partie, écrivez votre commentaire ou réaction !